"Il est rationnel de mener l'analyse de la discipline fiscale dans les grosses sociétés dans la période où la situation économique est la plus favorable", a-t-elle dit.
Selon l'économiste, les autorités russes doivent se montrer "attentives" envers le climat d'investissement lequel, estime-t-elle, n'a pas encore atteint le niveau voulu en Russie. D'autre part, les autorités russes doivent tenir compte d'un facteur tel que le reflux de capitaux à l'étranger, a ajouté Georgieva.
Elle a estimé aussi que la situation autour de Ioukos exerce un impact sur l'économie russe mais s'est gardée d'en prédire les conséquences. "Ce n'est pas correct de spéculer sur une question aussi importante qui pourrait avoir des conséquences sérieuses", a relevé la représentante de la Banque mondiale.
Elle estime que le système bancaire russe mérite une attention sérieuse de la part des autorités russes. Les bouleversements récents dans le secteur bancaire ont un aspect positif également. "Cette crise a montré que le système bancaire métrite attention", a dit Georgieva.
Elle a reconnu qu'il n'y a pas d'avis unique s'il faut ou non qualifier ces bouleversements de crise. En tout état de cause, a dit Georgieva, le secteur bancaire russe mérite une attention de la part des autorités car "il est encore très faible". Notamment, de l'avis de la représentante de la Banque mondiale, il convient d'éclaircir le rôle de la Banque centrale dans la sphère de la surveillance bancaire, dans la garantie de l'efficacité et de la transparence du système bancaire.