"Il se peut ces événements poussent les banques à une réglementation nécessaire de leur comportement et à un contrôle de ce comportement", a dit Kozlov.
"Dans mes rencontres avec des banquiers cette question est de plus en plus souvent soulevée, plus souvent par eux que par moi", a-t-il ajouté.
Soulignant que, dans le secteur bancaire, "une certaine autorégulation" est déjà constatée (les banques adoptent des accords types sur les crédits interbancaires et d'autres documents de réglementation), Kozlov a souligné que les "règles exécutoires ne se sont toujours pas formées".
"L'autorégulation dans le segment bancaire est appliquée de manière nettement plus étroite que dans les autres secteurs du marché financier", a dit le premier vice-président de la Banque centrale. Il a expliqué cela par une concurrence plus serrée dans le secteur bancaire.
De l'avis de Kozlov, les organisations autoréglementées doivent différer des clubs d'intérêts et des groupes de pression. Pour cela, des normes morales et étiques, un mécanisme de contrôle et un mécanisme de coercition au respect de ces normes doivent être élaborés, a-t-il expliqué.
S'agissant du projet de loi "Des organisations autoréglementées", Kozlov a souligné que, dans l'ensemble, ce projet de loi est "un succès, mais, dans sa rédaction actuelle, il ne convient pas au système bancaire".
Ce projet de loi entre en contradiction avec la Loi "Des activités bancaires", a-t-il expliqué.
"Dans son avis sur ce projet de loi, la Banque centrale a recommandé de ne pas l'étendre auxétablissements de crédit", a dit Kozlov.