La Russie et l'Iran ont fait un nouveau pas vers l'achèvement du projet de Bouchehr

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MOSCOU, 20 juillet (par Tatiana Sinitsyna, commentatrice de RIA-Novosti).

Le directeur de l'Agence fédérale de l'énergie atomique Alexandre Roumiantsev a examiné lundi avec l'ambassadeur d'Iran à Moscou Gholam-Reza Shafei l'état de choses sur le chantier de la centrale nucléaire de Bouchehr en voie de construction par les spécialistes russes. Les parties ont également abordé les questions ayant trait à la signature du traité sur la restitution à la Russie du combustible nucléaire usagé et plusieurs aspects du voyage d'Alexandre Roumiantsev à Téhéran prévu pour l'automne 2004.

La Russie achève la construction du premier réacteur de la centrale nucléaire à Buchehr. Le contrat sur sa construction a été signé en 1995. Cette pile refroidie et ralentie par l'eau d'une puissance de 1000 MW/h est considérée comme l'une des meilleures dans le monde par ses qualités d'exploitation, ainsi que du point de vue de la sécurité. Le réacteur VVER-1000 sera alimenté par le combustible nucléaire importé de Russie. Le premier lot de combustible pour Bouchehr sera expédié à destination, conformément au règlement technologique, au plus tôt, six mois avant son essai prévu pour la fin de 2005. Le combustible sera transporté par mer ou par avion.

Selon les conditions avancées par la Russie, le combustible nucléaire usagé doit être obligatoirement restitué, pour retraitement et stockage.

La condition de la restitution obligatoire du combustible usagé et le remboursement des services qui y sont liés n'ont pas été stipulées dans l'Accord sur la construction de la centrale nucléaire, ce qui est une omission du contrat. Il en a découlé une "pause", au cours de laquelle l'Iran a étudié les aspects juridiques et commerciaux de cette nouvelle circonstance. L'Iran n'a pas objecté contre la restitution du combustible, mais les prix russes des services lui ont paru trop élevés. Il a fallu du temps pour lever les problèmes financiers. Mais la "pause" s'est prolongée tellementque cela a suscité des rumeurs spéculatives, selon lesquelles "les Russes peuvent suspendre la construction". La Russie a tout de suite démenti cette invention, en déclarant qu'elle avait la ferme intention d'accomplir ses engagements de partenaire dans les délais prévus. "Je ne vois pas ce qui peut restreindre notre coopération avec l'Iran conforme au droit international et au Traité de non-prolifération des armes nucléaires", a déclaré le directeur de l'Agence Alexandre Roumiantsev.

Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a également qualifié d'"impossible" la suspension de la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr.

Pour ouvrir la "dernière ligne droite" du projet de Bouchehr, Moscou et Téhéran n'ont qu'à signer l'accord sur la restitution du combustible nucléaire usagé en Russie. A cette fin, Alexandre Roumiantsev se rendra à l'automne en Iran.

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