"Ce plan de réformes n'a pas beaucoup changé par rapport à sa version initiale. On a modifié des échéances et les ministères responsables pour la préparation de certains documents", a noté Jarov.
Le service de presse du ministère du Développement économique et du Commerce a précisé pour sa part que le projet de réformes dans le secteur pour 2004-2005 avait été présenté au gouvernement le 21 mai. Ce document avait fait l'objet de mises au point aux services du gouvernement.
Notamment, on a modifié des échéances (la réforme sera appliquée jusqu'à 2006) et, suite au remaniement ministériel, la liste des exécutants a subi elle aussi des modifications, a-t-on précisé au service de presse.
"L'exécuteur principal de la réforme reste le ministère de l'Industrie et de l'Energie, le ministère du Développement économique est comme toujours chargé de mettre au point la loi sur la faillite des entreprises énergétiques", a indiqué une employée du service de presse.
"On a également modifié plusieurs dispositions sur la procédure de représentation de l'Etat au Conseil des directeurs de RAO EES", a-t-elle ajouté.
Une source interne au ministère de l'Industrie et de l'Energie a précisé que dans un premier temps il était proposé de renoncer au plan de réformes à la notion de "directive du gouvernement".
"On voulait supprimer cette notion car, conformément au plan de réformes, cette question serait d'une manière ou d'une autre posée et examinée", a ajouté l'interlocuteur de l'agence.
"Autant que je sache, les services gouvernementaux ont laissé la notion de directive", a-t-il encore noté.
S'agissant des délais des réformes énergétiques, la source a souligné que l'année 2006 estune échéance plus réelle.
"Ce changement d'échéance s'explique par les retards dans la réalisation de la première étape des réformes. Nous avons maintenant des échéances plus réelles", a indiqué la source.
Mikhaïl Fradkov a déclaré le 1er juillet au cours de sa rencontre avec le président de RAO EES (systèmes d'interconnexion) Anatoli Tchoubaïs que le plan de mesures liées à la poursuite des réformes énergétiques serait examiné par le gouvernement en décembre prochain.
"Pas moyen d'arrêter une des réformes clefs aujourd'hui", a indiqué Fradkov.
Mais, compte tenu de la portée de la réforme, c'est le pouvoir exécutif qui assume la responsabilité pour la réalisation de la réforme et de ses résultats ; le gouvernement est aussi tenu d'analyser les résultats intermédiaires et donner son avis sur l'efficacité des réformes sectorielles en cours, a-t-il expliqué.
Selon le premier ministre, il est non moins important de définir quels nouveaux documents réglementaires devraient être adoptés pour parvenir au résultat essentiel qui consiste à créer ne Russie un marché concurrentiel de l'électricité avec une réglementation publique efficace.
Fradkov a d'autre part indiqué qu'il faut voir quel sera l'impact sur l'application des réformes le niveau de tarifs dans les régions, comment la réforme dépendra du règlement du problème de la subvention croisé et comment celle-ci influera sur le système des rapports interbudgétaires.