"Nous ne révisons pour l'instant ces prévisions", a-t-il indiqué, rappelant que celles-ci misent sur une inflation de 10% et un renforcement du cours du rouble de 7% au maximum. "Ces indices sont parfaitement réels", estime Ignatiev.
Dans l'ensemble, la situation dans le secteur bancaire s'est normalisée. "La nervosité n'était propre qu'à Moscou, dès lundi le retrait massif des dépôts s'est arrêté", a-t-il annoncé.
"J'ai parlé aujourd'hui avec les dirigeants d'une banque, le reflux de moyens s'est arrêté complètement", a noté Ignatiev.
A Moscou, a-t-il souligné, la Banque de Russie a retiré du fonds d'assurance obligatoire des moyens pour près de 50 milliards de roubles (1 dollar américain en vaut près de 29).
"La réduction de moitié du taux de réservation obligatoire et l'adoption par le parlement de la loi sur l'assurance des dépôts bancaires ont exercé une action stabilisatrice sur la situation", a estimé Sergueï Ignatiev.
"La crise de confiance s'est arrêtée", a-t-il estimé.
Selon lui, la réduction du taux de réserve obligatoire ne conduira pas à l'accélération de l'inflation ni à l'accroissement de la masse monétaire.
La semaine dernière, la Banque centrale a ramené le taux de prélèvements pour le fonds de réservation obligatoire de 7% à 3,5%, en qualité de mesure susceptible de normaliser la situation dans le secteur bancaire.
Ces derniers temps, a expliqué Ignatiev, le marché des crédits interbancaires s'est considérablement rétréci. Parallèlement, la demande des banques pour les liquidités a augmenté. "En baissant le taux de fonds de réservation obligatoire, nous ne faisons que couvrir la demande accrue", a dit Ignatiev.
En 2003, a-t-il encore rappelé, la masse monétaire a augmenté de 52%, soit bien plus qu'en 2002. Ceci dit, l'inflation, en 2002, a été ramenée à 12% par rapport à 15% en 2002. Le président de la Banque centrale a expliqué cette tendance contradictoire par un accroissement brusque de demande d'argent en 2003. "La situation est la même actuellement", a dit Ignatiev, soulignant que la Banque centrale ne se propose pas de relever à l'avenir le taux de réservation obligatoire.