Interrogé par la presse au sujet de la non-exécution des engagements russes de faire des investissements en échange de la privatisation des ouvrages arméniens à titre d'amortissement de la dette arménienne vis-à-vis de la Russie, Fradkov a répondu que "des impulsions et des concertations au niveau des acteurs économiques sont nécessaires".
"La question mérite d'être étudiée de manière approfondie mais les difficultés en matière d'investissements seront surmontées prochainement", a dit Fradkov.
"Qui plus est, nous ressentons de l'intérêt pour l'acquisition de nouveaux ouvrages en Arménie", a-t-il souligné, soulignant que "ce thème n'est pas épuisé".
Commentant la marche des négociations, Fradkov a annoncé que les parties avaient examiné un vaste éventail de questions relatives aux liens commerciaux et économiques et aux investissements.
"La commission mixte qui examinera les questions de la coopération économique, humanitaire, technico-militaire, ainsi que les questions liées à l'amortissement de la dette arménienne dans le cadre de l'acquisition, par la Russie, de la propriété en Arménie, se réunira avant la fin de l'année", a noté le premier ministre.
"Nous avons des réserves inexploitées et nous devons porter notre coopération économique au niveau des relations politiques", a dit Fradkov.
La Russie est intéressée à moderniser les équipements militaires précédemment livrés en Arménie, a-t-il indiqué.
"Notre coopération dans le domaine technico-militaire connaît une dynamique positive : des militaires arméniens font leurs études dans les écoles militaires russes, il y a la volonté réciproque d'approfondir la coopération, notamment en modernisant lesmatériels de guerre précédemment livrés et en livrant des pièces de rechange", a déclaré Fradkov.
"Notre coopération dans le domaine du gaz se développe avec dynamisme et nous projetons d'achever prochainement la préparation un accord spécial", a souligné le premier ministre.
Selon lui, la Russie et l'Arménie souhaitent développer leur coopération dans le domaine énergétique, notamment sur les marchés des pays tiers.
La Russie salue le développement de l'enseignement du russe et de l'éducation en russe en Arménie, a annoncé Fradkov au terme des négociations.
"Nous constatons la tendance à l'élargissement de l'éducation russe en Arménie, au relèvement de la qualité de l'éducation en russe et nous saluons cela. Nous voulons encourager ce processus en livrant des manuels de russe", a annoncé Fradkov.
Ces deux dernières années, a-t-il précisé, l'Arménie a reçu 55 000 exemplaires de manuels de russe.
L'Arménie compte aujourd'hui 65 écoles secondaires où l'enseignement se fait en russe et 50 classes de russe. "Si le russe est sollicité, c'est notamment en raison du bon niveau des rapports entre la Russie et l'Arménie", a souligné Fradkov.
Pour sa part, le premier ministre Margarian a relevé le haut statut du russe en Arménie.
"Les liens économiques entre l'Arménie et la Russie permettent de perfectionner l'étude du russe, la vie y pousse", a indiqué le premier ministre arménien.
A l'issu des négociations des deux premiers ministres mardi, la Russie et l'Arménie ont signé un accord intergouvernemental sur la coopération dans le domaine de l'éducation.