* L'exposition "L'Iran à l'Ermitage. La formation des collections" se tient actuellement à Saint-Pétersbourg.
Plus de 300 peintures, sculptures et d'oeuvres d'art appliqué d'Iran de la collection de l'Ermitage qui montrent le développement de la culture et des arts de l'Iran depuis les temps immémoriaux jusqu'à la fin du 19e siècle sont exposées dans les salles du musée. L'exposition évoque la formation de la collection des monuments iraniens du musée depuis de nombreuses années et le travail effectué par les experts en vue de les étudier et de les classifier. Toutes les oeuvres d'art sont présentées conformément à la chronologie. La visite de l'exposition commence par les plus anciens monuments de l'art et de la culture de ce beau pays. Cette période est suivie du haut Moyen Age jusqu'au 7e siècle, c'est-à-dire jusqu'au moment où l'Iran a fait partie des pays où prédomine la religion musulmane. Ensuite, les visiteurs verront les oeuvres de l'art moyenageux: de sa période "musulmane". Une partie de l'exposition est consacrée à la culture et à l'art de l'Iran de la dynastie Qadjar (1785-1925). L'influence de l'Occident est ressentie dans les oeuvres d'art de cette période. La dernière partie de l'exposition est consacrée aux relations diplomatiques russo-iraniennes.
Parmi les pièces exposées, il y a l'aigle de la "Collection sibérienne" de l'empereur russe Pierre le Grand, symbole de l'art ancien iranien et de la grandeur de la puissance des Achéménides.
L'exposition présente l'une des deux grandes compositions acheminée à Saint-Pétersbourg en 1828 après la conclusion de la paix de Turkmenchai: "Revue des troupes par le Mirza Abbas", signée Allah Virdy Afshar. Elles ornaient jadis les palais des Qadjars.
* L'exposition "Poeta pingens" (L'écrivain qui dessine) qui se tient actuellement au Musée national littéraire de Moscou à l'occasion du 70e anniversaire du musée est digne del'attention des amateurs d'art figuratif et de littérature. Elle sera ouverte jusqu'au 1er septembre.
Il est notoire que de nombreux écrivains russes étaient des dessinateurs talentueux. Au 19e siècle, en plus de la musique et des langues étrangères, la peinture et l'art de dessiner ont été enseignés aux enfants de la noblesse. Par conséquent, un grand nombre de dessins et de peintures ont été créés par les classiques de la littérature russe.
A notre époque, l'art figuratif est un hobby pour de nombreux écrivains et poètes. Il arrive souvent que les écrivains sont des peintres talentueux. C'est pourquoi la collection de dessins des écrivains des 18-19es siècles complète notre représentation des auteurs des oeuvres préférées. L'exposition présente des portraits et des autoportraits, des charges, des intérieurs, des paysages, des dessins dans les albums et sur les marges des manuscrits et des livres, ainsi que des illustrations d'oeuvres littéraires.
Les visiteurs peuvent admirer environ 500 peintures et dessins, dont la plupart sont exposés pour la première fois.
Les dessins de Vasssili Joukovski, Mikhail Lermontov, Taras Chevtchenko, Constantin Batiouchkov, Leonid Andreiev, Valeri Brioussov, Andrei Belyi, Maximilian Volochine, Mikhail Kouzmine, ainsi que ceux de Vladimir Maiakovski, David Bourliouk, Vitali Kamenski, Andrei Voznessenski, Lioudmila Petrouchevskaia, Vladimir Sorokine et de nombreux autres poètes et écrivains remplissent un "Album-catalogue" créé par les experts du musée. Il comporte des articles et la description scientifique de la collection de dessins, les "mythes" qui accompagnent certaines oeuvres, ainsi que les épisodes de la vie de leurs auteurs.
* L'exposition "Colosse graphique" sera ouverte jusqu'au 31 octobre à la Galerie Tretiakov où l'on peut voir des cartons d'Alexandre Ivanov aux affiches de Lev Bakst.
Les fonds richissimes du musée présentent cette fois de grands dessins, ce qui change nos notions traditionnelles de l'art graphique comme un art de chambre.
Cette exposition évoque l'histoire de la recherche de grandes formes dans l'art graphique russe des 19-20es siècles. Une cinquantaine d'oeuvres d'Alexandre Ivanov, Karl Brullov, Ivan Chichkine, Nikolai Gué, Boris Koustodiev, Viktor Vasnetsov, Mikhail Vroubel, Valentin Serov, Ivan Repine, Natalia Gontcharova, Mikhail Larionov et Lev Bakst exécutées en fusain, au pastel, à la gouache, ainsi que les aquarelles représentent divers genres et types d'art graphique. Il y a là des cartons avec les compositions préalables de grandes toiles, des esquisses des peintures aux sujets religieux, des intérieurs, ainsi que des portraits, même des affiches. Les dessins sont un art fragile, c'est pourquoi il est très difficile de les conserver. C'est pourquoi les grands dessins présentés à cette exposition sont uniques en leur genre. De nombreuses oeuvres sont exposées pour la première fois.
* L'exposition "Valet de carreau" qui s'est ouverte ces jours-ci au Musée National Russe est consacrée à l'histoire du développement de l'association artistique "Valet de carreau" et à l'apparition de l'avant-garde russe au début du 20e siècle.
C'est la première exposition aussi vaste des oeuvres des membres de cette association artistique.
160 toiles des peintres russes du début du 20e siècle ont été présentées par le Musée Russe, la Galerie Tretiakov et 17 autres musées de la Russie.
Un grand nombre d'entre elles sont inconnues du grand public.
Le "Valet de carreau" était le nom d'une exposition organisée en 1910 à Moscou par un groupe de peintres russes. En 1911, ils se sont réunis au sein d'une association. C'était l'un des premiers courants de l'avant-garde russe. Mikhail Larionov, Natalia Gontcharova, Piotr Kontchalovski, Ilya Machkov, Aristarkh Lentoulov, Robert Falk, Alexandre Kouprine et d'autres peintres ont participé à la première exposition. Mikhail Larionov a donné le nom à l'association. En argot, le valet de carreau signifie un trompeur et un fripon. C'est pourquoi le nom de l'exposition était surprenant. Les avant-gardistes ont opposé leur art aux peintres symbolistes et ont introduit dans l'art les éléments de la parodie, de la plaisanterie, du grotesque, en évitant la mélancolie et le raffinement propres au symbolisme. Les peintres de cette association voulaient restituer à la peinture la couleur, la ligne, la plastique, la beauté de la couche de peinture et l'optimisme. L'association s'est désintégrée en 1917.