Selon l'avocat, dans les trois premiers jours qui ont suivi l'annonce aux Etats-Unis des projets d'intenter une action collective contre la compagnie, "plusieurs dizaines" de propriétaire d'actions et de valeurs dérivés ont fait connaître leur désir de participer à ce procès. Ils exigent une compensation de leurs pertes provoquées par une dépréciation brusque des actions.
Il est encore trop tôt pour parler du nombre définitif de demandeurs estant en justice devant le Tribunal d'arrondissement de New York, car ils disposent d'un délai de 60 jours soit jusqu'au 6 septembre pour intenter une action, a précisé Me Robbins.
"Le montant s'élèvera à des centaines de millions de dollars, voire un 1 milliard", a indiqué l'avocat à RIA-Novosti, soulignant que la somme définitive sera connue aux étapes suivantes de l'examen de l'affaire.
Interrogé à la question de savoir quelles seront les démarches ultérieures des plaignants en cas de leur victoire, Me Robbins a dit que Ioukos avait placé sur le marché américain ses ADR ("Americans Depositary Receipts"), autrement dit, la compagnie est enregistrée auprès de structures de surveillance américaines, telles que la Commission fédérale des Etats-Unis pour les valeurs mobilières et les bourses et, de ce fait, conformément aux lois américaines, "elle relève de la juridiction de droit américain".
Cela permettra aux demandeurs en cas de décision positive de se faire payer par Ioukos en utilisant les mécanismes du droit international dont les principes ont été proclamés par la Russie, a expliqué l'avocat.
L'action collective en justice intentée par Lerach Coughlin Stoia & Robbins LLP auprès du tribunal de New York reproche à Ioukos et à ses dirigeants d'avoir violé les lois des Etats-Unis réglementant les opérations sur les valeurs mobilières. La liste des défendeurs comporte Ioukos, Menatep, le cabinet d'audit PriceWaterhouseCoopers, Mikhaïl Khodorkovski, Platon Lebedev, Bruce Mizamor, Vassili Chakhnovski, Scott Siegler et la firme britannique Curtis&Co.
Cette action qui, dans les documents, est désignée comme "une demande intentée suite à des manipulations avec des valeurs mobilières", énumère les inculpations formulées contre Ioukos et ses responsables en Russie et annonce qu'en raison des actes des défendeurs les propriétaires des titres - des actions et des ADR pour les actions de Ioukos - "ont essuyé des pertes massives après la chute en valeur des actions" qu'ils possèdent. Les demandeurs comptent sur une compensation dont le montant doit être confirmé par le tribunal, lit-on dans le document.