* La Russie a renoncé aux plans d'enterrement des déchets radioactifs sur la Nouvelle-Zemble, a déclaré Alexandre Agapov, chef de la Direction pour la sécurité nucléaire de l'Agence fédérale de l'énergie atomique, à Saint-Pétersbourg, au Séminaire national "Recensement et contrôle public sur les substances et les déchets radioactifs",.
Les projets de construction de dépôts pour les déchets radioactifs solides dans la merzlota (pergélisol) ont été déclinés pour des considérations de sécurité, a précisé le représentant de l'Agence. Plusieurs terrains expérimentaux sont envisagés comme alternative à la Nouvelle-Zemble.
* Les autorités de Moscou préparent le Programme de développement de la science et des technologies de Moscou pour la période de 2005 à 2007. Le budget du Programme est de 13 milliards de roubles (près de 4,5 milliards de dollars), ce qui constitue moins de 1 % des dépenses totales du budget municipal.
Le programme a trois volets. Le premier, intitulé "Développement à long terme de l'activité scientifique et technique", prévoit le développement des recherches des centres scientifiques qui possèdent des écoles du niveau mondial. Des subventions leur seront accordées par voie des concours pour les recherches appliquées et fondamentales. Le deuxième volet du programme concerne le développement des activités d'innovation et prévoit le financement de la création accélérée des échantillons de nouveaux produits et de nouvelles technologies, la formation de l'infrastructure et promet d'assurer en cadres l'activité d'innovation dans le domaine scientifique et technique. La troisième partie du projet de programme est consacrée aux recherches et aux projets appliqués.
"Nous prévoyons de développer les nanotechnologies, de concevoir de nouvelles sources d'énergie, d'effectuer des études dans le domaine de l'obtention des cellules souches. Je pense que cela assurera à la ville des résultats économiques importants", a fait remarquer Vladimir Sister, président de la direction du Comité de Moscou pour la science et les technologies.
Environ 550 organisations participent à la mise en oeuvre du Programme actuel de développement de la science et des technologies pour la période de 2002 à 2004.
* Le marché des technologies informationnelles se développe en Sibérie. D'après les données des experts, le chiffre d'affaires de ce marché sibérien a constitué en 2002 un milliard de dollars. En 2003, il s'est accru de 25 à 30 %. Les services rendus dans le domaine des télécommunications (Internet, IP-téléphonie, organisation de réseaux corporatifs) occupent le plus grand segment du marché (34,2 %), les technologies de l'information ( consultations, intégration, soutien, formation et homologation), 29,6 %, l'élaboration des logiciels, 13,5 %, la construction des équipements, 22,7 %. La part de la commande publique sur le marché des technologies de l'information atteint 20 % et vient en deuxième position après les commandes de l'industrie du pétrole et du gaz (25%).
Le marché des technologies de l'information de Sibérie a ceci de particulier que la majorité des producteurs de logiciels visent à intervenir sur le marché intérieur: il s'agit pour ainsi dire d'une programmation offshore. Cette activité s'est développée d'une façon particulièrement dynamique. Si, par rapport à 2002, le segment de la conception des technologies de l'information s'est accru, au total, de 51 %, les compagnies spécialisées dans la programmation offshore ont fait doubler leurs recettes.
* Un grand aquarium pour les animaux du lac Baïkal créé avec la participation des chercheurs de la Section sibérienne de l'Académie des sciences de Russie s'est ouvert au musée Listvianka.
L'aquarium représente tout un ensemble de réservoirs d'un volume total de 67 mètres cubes. Les animaux vivent dans leur milieu naturel.
Les rochers, les galets, le sable, les algues reproduisent le fond sous-marin.
La faune du lac Baïkal dans toute sa diversité est "une fabrique naturelle d'eau pure unique en son genre.
On change d'eau plusieurs fois par jour. Une station de pompage fait acheminer régulièrement l'eau de la profondeur de 400 mètres du lac Baïkal.
"Le lac Baïkal est la richesse principale de notre région, a dit l'académicien Mikhail Kouzmine. Nous parlons des moyens d'exporter plus avantageusement du pétrole et du gaz, mais les ressources d'eau pure sont plus appréciables dans de nombreux pays que le pétrole. Si l'on répartit parmi les habitants de la planète les réserves d'eau pure qui découle du lac Baïkal dans l'Angara (l'unique fleuve qui découle du lac Baïkal), chacun aura 30 litres. 2500 espèces d'endèmes habitent dans le lac Baïkal. Ces dernières années, les savants en ont découvert mille espèces".
* L'ouvrage "Les dessins rupestres du Daghestan, les oscillations des pôles et de l'inclinaison de l'axe de la Terre dans l'holocène". Ce livre est consacré à l'étude de tous les dessins rupestres connus du Daghestan qui ont servi jadis d'horloges solaires et lunaires et qui ont été utilisés pour établir les calendriers et construire des dispositifs destinés à prévoir les éclipses des astres.
La version, selon laquelle les dessins rupestres ont servi de calendriers, a été énoncée par l'auteur du livre, M. Israpilov, au début des années 1990 dans ses livres "Calendriers solaires du plateau de Keguer" et "Du Keguer à Stonehenge". Le moyen d'établir l'âge des dessins rupestres et des bâtiments de culte a reçu un brevet en 2001, leur origine ancienne - 14000 ans (horloges) et 65 000 ans (calendriers) - n'est pas reconnue par tout le monde.
Le livre contient beaucoup de faits intéressants. Par exemple, on a découvert les dessins rupestres qui représentent la plus ancienne horloge, ainsi que les dispositifs destinés à prévoir les éclipses des astres. Pour la première fois, la description des dessins rupestres a été faite dans quatorze localités du Daghestan. Plusieurs d'entre eux ont été faits aux ocres naturels ou bien gravés sur les rochers.