Revue de la presse russe du 9 juillet

S'abonner
MOSCOU, RIA Novosti

Izvestia

"Aujourd'hui, on a assisté à la rencontre de deux partenaires idéaux", a dit le président du conseil d'administration de la société E.ON AG Wulf Bernotat, tirant le bilan de la conférence des entrepreneurs russes et allemands. Pour E.ON AG, font remarquer les Izvestia, le partenaire idéal était Gazprom - jeudi soir au President-hotel a été signé un mémorandum de compréhension réciproque entre les deux compagnies. Le président Vladimir Poutine et le chancelier Gerhard Schröder assistaient à la cérémonie de signature. D'autant plus que parallèlement à l'accord gazier, deux autres documents ont été signés: un accord de partenariat stratégique entre la corporation financière Sistema et la compagnie Siemens, ainsi qu'un accord portant sur la création d'une entreprise mixte dans la sphère du commerce de détail (le projet est évalué à près de 500 millions de dollars).

Jeudi, le cabinet des ministres de Russie a approuvé l'accord intergouvernemental entre la Russie et la RFA intitulé "De l'allégement des formalités de voyages réciproques des ressortissants de la Russie et de la RFA". L'accord avait été signé le 10 décembre 2003 à Berlin et le projet avait été élaboré par Vladimir Poutine.

Le document est destiné à créer des conditions avantageuses propices au développement des échanges de jeunes, de scientifiques, d'artistes, d'enseignants et de sportifs, informent les Izvestia.

Kommersant

Aujourdh'hui au Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) aura lieu la séance du conseil des législateurs à laquelle participera Vladimir Poutine. La visite du président s'explique par l'ordre du jour particulièrement important: les présidents des parlements régionaux examineront les questions de la délimitation des compétences entre le centre et les régions, ainsi que le problème de la monétisation des prestations sociales, écrit le Kommersant.

Le conseil des législateurs, qui regroupe les chefs des régions, est un organe consultatif créé en 2002 par analogie avec le Conseil d'Etat. Le conseil des législateurs est composé des chefs des parlements régionaux. Plusieurs fois par an, le conseil se réunit à Moscou. Le présidium du conseil des législateurs est formé de sept présidents des parlements régionaux, représentant les différents districts fédéraux. La séance d'aujourd'hui sera la huitième du nombre. Le président Poutine prendra part pour la quatrième fois à séance du conseil des législateurs.

Selon Alexandre Torchine, directeur administratif du conseil des législateurs et vice-président du Conseil de la Fédération, la réunion d'aujourd'hui revêt une importance particulière. "Nous entamons l'étape de la réalisation concrète des actes normatifs juridiques portant sur la délimitation des compétences au niveau patrimonial et financier", a déclaré Alexandre Torchine. En outre, aujourd'hui sera abordée la question du remplacement des avantages sociaux par des compensations en espèces, écrit le Kommersant.

Vremia novostei

La Géorgie et l'Ossétie du Sud ont franchi la limite séparant le conflit et la guerre, fait remarquer "VN". Les échanges d'accusations, l'ardeur excessive et les raids des services secrets des deux parties ont conduit jeudi à la première effusion de sang sur le territoire de l'Ossétie du Sud. Deux policiers géorgiens ont été blessés au cours de l'échange de tirs sur le territoire de la république d'Ossétie du Sud non reconnue.

Avant hier, les ministres géorgiens de la Sécurité d'Etat et de l'Intérieur qui se sont trouvés dans la zone du conflit osséto-géorgien ont dirigé eux-mêmes une attaque lancée contre une colonne de véhicules du contingent russe de paix qui transportait des armes en Ossétie du Sud. En réponse à la saisie de 160 roquettes par les Géorgiens, les Ossètes ont arrêté jeudi 38 soldats géorgiens. A l'aube, les formations géorgiennes ont été attaquées, pour la première fois, par les troupes de l'Ossétie du Sud. Les Ossètes ont encerclé une école rurale dans le village de Vanati, à 12 km de Tskhinvali (capitale de l'Ossétie du Sud). Les militaires et les policiers géorgiens qui y dormaient dans le gymnase ont été chassés du bâtiment et envoyés à l'interrogatoire à Tskhinvali.

Les autorités géorgiennes y réagissent fougueusement. Le premier ministre Zourab Jvania a déclaré jeudi aux ambassadeurs accrédités à Tbilissi que le président de la république d'Ossétie du Sud non reconnue Edouard Kokoïty était un "criminel et aventurier", dont les principaux instruments du pouvoir étaient le business criminel et la contrebande. "Edouard Kokoïty a perdu tous les droits légitimes d'être leader de l'Ossétie du Sud. Il essaie d'inciter la Géorgie à commencer une nouvelle confrontation armée entre les Géorgiens et les Ossètes, mais nous ne céderons pas à la provocation", a souligné Zourab Jvania.

Cependant, Tbilissi voit la main de Moscou dans l'escalade de la tension en Ossétie du Sud, poursuit le journal "VN". "Si les forces de paix russes n'arrivent pas à stabiliser rapidement la situation en Ossétie du Sud, l'utilité de leur présence ultérieure dans cette région sera douteuse", a déclaré Irakli Okrouachvili, ministre géorgien de l'Intérieur.

Tbilissi laisse entendre qu'en cas de nécessité il recourira à l'aide des Américains pour faire pression sur la Russie. Le service de presse du gouvernement géorgien a publié jeudi une information grandiloquente, selon laquelle le premier ministre géorgien Zourab Jvania s'est entretenu par téléphone avec le Secrétaire d'Etat américain Colin Powell à propos de l'Ossétie du Sud. Les détails de l'entretien ne sont pas annoncés, mais l'information souligne que Colin Powell a promis de "prendre cette question sous son contrôle personnel et d'entrer en consultations avec la Russie", informe le journal "Vremia novostei".

Gazeta

Le ministre russe de l'Education et de la Science Andrei Foursenko a déclaré jeudi qu'une bonne partie des établissements d'enseignement supérieur seraient fermés. A partir de l'automne prochain, écrit "Gazeta", le Service fédéral de contrôle dans le domaine de l'éducation et de la science commencera d'effectuer des inspections rigoureuses dans les filiales régionales des écoles supérieures de la capitale et dans les établissements d'enseignement privés. Les inspecteurs contrôleront en premier lieu le contenu des programmes d'études, la qualité de l'enseignement et la conformité du nombre maximal d'étudiants à la norme indiquée dans la licence accordée à l'établissement d'enseignement.

La Russie compte aujourd'hui 3 000 établissements d'enseignement supérieur publics et privés. "L'Union Soviétique n'avait que 680 grandes écoles. Aujourd'hui, il y en a cinq fois plus. Où trouver pour eux suffisamment de professeurs compétents? Ces 15 dernières années, leur nombre n'a pas changé", a déclaré Andrei Foursenko à la réunion du conseil d'administration de l'Union des recteurs russes.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала