Les parties ont poursuivi leur dialogue sur les problèmes internationaux d'actualité, notamment dans les domaines où leurs positions sont identiques. "Cela porte avant tout sur le rôle de l'ONU, les conflits régionaux, la lutte contre le terrorisme et le régime de non-prolifération des armes de destruction massive", a indiqué le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov au cours des négociations avec son collègue britannique Jack Straw.
Le ministre russe a souligné que l'attention que les dirigeants des deux pays, Vladimir Poutine et Tony Blair, accordent au développement des rapports bilatéraux, se fait particulièrement ressentir ces derniers temps. Les contacts réguliers entre les gouvernements des deux pays, notamment au niveau des ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères, des Cours des comptes se multiplient ces derniers mois, a dit le ministre russe.
"Nous voulons que ces liens ainsi que le dialogue entre nos hommes d'affaires fassent partie de l'agenda des rapports bilatéraux", a dit Lavrov.
Pour sa part, Jack Straw s'est prononcé en faveur de l'élargissement de la coopération russo-britannique, soulignant que la Grande-Bretagne est un des principaux investisseurs dans l'économie russe.
La Russie préconise un statut dénucléarisé du Proche-Orient, a déclaré le chef de la diplomatie russe à la conférence de presse à l'issu des négociations avec Jack Straw.
"La position de la Russie en ce qui concerne la non-prolifération des armes de destruction massive est bien connue. Nous préconisons tout moyen susceptible d'arrêter la prolifération des ADM. Le soutien à la mise en place dans différentes régions de zones exemptes d'armes nucléaires constitue un élément de cette position", a dit Lavrov.
Il a rappelé qu'aux termes d'une décision du Conseil de sécurité, la création de telles zones au Proche-Orient avait été soutenue en son temps. "Je pense que Jack Straw en parlera au cours de son voyage au Proche-Orient", a souligné le ministre russe.
Pour sa part, le chef de la diplomatie britannique a souligné que Londres "préconise un Proche-Orient exempt d'armes en général et d'armes nucléaires en particulier".
Interrogé par des journalistes, le ministre britannique a déclaré qu'il estime que le "cas Ioukos" est une affaire intérieure de la Russie.
"Nous avons des investissements directs en Russie", a rappelé Jack Straw.
Il a noté que l'essentiel, à cette étape, consiste à garantir un climat d'investissements prévisible.
Le même jour, Jack Straw a rencontré le secrétaire du Conseil de sécurité russe Igor Ivanov. Les deux hommes ont passé en revue les problèmes d'actualité de la sécurité régionale et internationale.
Commençant sa rencontre avec M.Straw, Ivanov s'est félicité du fait "que les rapports entre les deux pays se développent avec dynamisme dans tous les domaines".
Notant que son interlocuteur vient de terminer des négociations avec le chef de la diplomatie russe, Igor Ivanov a proposé de poursuivre le débat des problèmes aussi importants que "les conflits régionaux, la situation en Irak et en Afghanistan, ainsi que le dossier nucléaire iranien.
"Mais je suis ouvert au débat sur toute autre question d'intérêt mutuel", a dit Ivanov.
Pour sa part, Jack Straw a plaisanté sur le fait qu'en Grande-Bretagne on avait d'abord déploré la démission d'Igor Ivanov du poste de ministre des Affaires étrangères, "mais votre nomination au Conseil de sécurité me réjouit".
Leurs négociations se sont poursuivis à huis clos.