"Notre proposition se résume à utiliser à fond les installations de traitement de gaz disponibles qui atteignent 40 milliards de mètres cubes de gaz par an", a annoncé dans une interview à RIA-Novosti le vice-président du conseil d'administration du groupe gazier russe, Alexandre Riazanov.
Selon lui, pour traiter à titre supplémentaire huit milliards de mètres cubes de gaz par an qui arriveront à Orenbourg (Russie) depuis le gisement de Karatchaganak au Kazakhstan, la co-entreprise aura besoin de trois installations technologiques. Gazprom est prêt à remettre à la future joint-venture des lots d'équipements et à poser deux gazoducs jusqu'à Karatchaganak.
Le Kazakhstan étudie le projet d'une usine de traitement sur le gisement, d'une puissance de 10 milliards de mètres cubes par an. "Nous étudions cette proposition", a indiqué le vice-président de Gazprom.
Mais, estime-t-il, le chantier d'une telle usine pourrait coûter "1,3 milliard de dollars environ". La construction de l'usine de Karatchaganak ne peut être rentable qu'au cas "où 90% du gaz traité est vendu sur les marchés occidentaux qui n'éprouvent pas aujourd'hui une grande pénurie de gaz : il n'est pas facile d'y écouler 10 milliards de mètres cubes supplémentaires ", a annoncé Riazanov.
Par contre, l'élargissement et la modernisation du GPZ à Orenbourg pour traiter à titre supplémentaire 8 milliards de mètres cubes environ sont estimés à 300-320 millions de dollars, "et cela peut être fait en un an et demi ou 2 ans", a indiqué numéro deux de Gazprom.
En 2002, le russe Gazprom et la compagnie kazakh Kazmunaygaz ont créé une entreprise conjointe KazRosGaz, qui achète du gaz brut sur le gisement de Karatchaganak et le traite à Orenbourg (près de 5,5 milliards de mètres cubes en 2003 et 7 milliards prévus pour 2004).
Dans un proche avenir, le gisement Karatchaganak abordera la troisième phase de son exploitation qui suppose d'augmenter la production de gaz de 8 milliards de mètres cubes environ.