Vremia novostei
Le sommet le plus informel de tous les sommets informels de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) s'est tenu samedi à Moscou. Son programme avait été entériné le 30 décembre dernier, lorsque Vladimir Poutine avait approuvé les "Courses pour le prix du président de Russie". Comme l'indique "VN", cette décision a été tenue secrète presque jusqu'au commencement de la fête équestre à l'hippodrome de Moscou. Seuls les présidents de la Biélorussie et de la Turkménie étaient absents. Le premier avait une raison valable: il assistait au défilé organisé à Minsk à l'occasion du 60e anniversaire de l'affranchissement de la Biélorussie des fascistes. En ce qui concerne le Turkmenbachi, il était malade.
On peut dire que les débuts du nouveau président géorgien qui participait pour la première fois au sommet, bien qu'informel, de la CEI ont été fructueux, comme l'a dit Mikhail Saakachvili au président de la Russie. "C'était très intéressant, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec beaucoup de personnes", a fait remarquer Mikhail Saakachvili au début de sa rencontre avec Vladimir Poutine. Leur entretien a duré plus d'une heure et demie et était probablement l'événement le plus important des courses. D'après les renseignements obtenus par le journal "Vremia novostei" auprès de sources de la délégation géorgienne, les présidents ont examiné l'ensemble des rapports russo-géorgiens.
Quant au principal problème actuel - la tension autour de l'Ossétie du Sud, - les interlocuteurs ont convenu de le régler "d'une manière respectueuse et civilisée". Les paroles de Vladimir Poutine selon lesquelles la Russie reconnaît l'intégrité territoriale de la Géorgie étaient les plus importantes pour Tbilissi, fait remarquer "VN". Par conséquent, estime Tbilissi, l'espoir des leaders de l'Ossétie du Sud d'obtenir l'accord de Moscou pour le rattachement de la république autonome rebelle à la Russie reste sans fondement.
En ce qui concerne le retrait des bases militaires russes et leur remplacement par le centre antiterroriste russo-géorgien, les interlocuteurs ont convenu de poursuivre les consultations. Les experts poursuivront aussi leur travail intense en vue d'élaborer un nouveau "grand" traité cadre entre la Russie et la Géorgie, informe le journal "Vremia novostei".
Nezavissimaia gazeta
Le début de la campagne présidentielle en Ukraine a coïncidé avec la dixième réunion de la commission de coopération russo-ukrainienne qui s'est tenue samedi à Moscou. Les chefs des gouvernements, Mikhail Fradkov et Viktor Ianoukovitch, y ont participé, fait remarquer "NG". Pour le premier ministre ukrainien qui est considéré comme l'un des principaux candidats à la présidence, les pourparlers à Moscou avaient une importance particulière. Comme tout l'indique, il est revenu à Kiev de bonne humeur: la Russie est allée au-devant de l'Ukraine sur plusieurs problèmes économiques d'importance primordiale. Il est vrai, indique "NG", l'Ukraine n'avait pas d'exigences exagérées. Viktor Ianoukovitch a signé à Moscou un protocole sur les conditions du transit du gaz russe par le territoire de l'Ukraine en 2005, document approuvé tous les ans au niveau des gouvernements en tant que supplément à l'accord du 4 octobre 2001 sur les mesures à prendre en vue d'assurer le transit du gaz russe par le territoire de l'Ukraine. Cette fois-ci, apparemment pour la première fois, l'examen des questions importantes relatives aux volumes de gaz et au mode de paiement pour son transit, s'est déroulé sans problèmes. Les parties ont décidé que 112 milliards de mètres cubes de gaz seraient transportés l'année prochaine par l'Ukraine vers l'Europe, informe le quotidien "Nezavissimaia gazeta".
Kommersant
Aujourd'hui, le gouvernement russe, dirigé par Mikhail Fradkov, tiendra la première séance du conseil de compétitivité et d'entreprenariat. Il s'agira d'une séance organisationnelle qui formera les différents groupes de travail. Cependant, il est d'ores et déjà clair que le principal objectif du conseil sera de créer un système de capitalisme mixte d'Etat et privé.
Maintenant il peut être question de la réalisation par le business de contrats et de marchés au profit de l'Etat (pratique habituelle), ainsi (ce qui est moins ordinaire) que de la création d'entreprises mixtes entre l'Etat et le business russe. En Russie, les fameuses entreprises mixtes fonctionnaient pendant la période gorbatchévienne de la péréstroïka, lorsque les partenaires étaient des ministères soviétiques et des capitaux privés étrangers. Monsieur Fradkov mise apparemment sur la prédominance de l'Etat, fait remarquer le Kommersant.
Izvestia
Deux congrès du parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF) se dont déroulés à Moscou. Chacun d'entre eux a réuni le quorum indispensable, des représentants du ministère de la Justice et de la Commission électorale centrale étaient présents, mais les décisions adoptées ont été diamétralement opposées. Guennadi Ziouganov a conservé le pouvoir au KPRF, et le gouverneur d'Ivanovo, Vladimir Tikhonov, s'est retrouvé à la tête d'un parti communiste qui a évincé Ziouganov. Maintenant, écrivent les Izvestia, c'est au ministère de la Justice de trancher.
Selon les informations des Izvestia, dans quelque temps - un mois ou deux - le ministère de la Justice pourrait conclure à la légitimité du congrès qui s'est tenu sous la direction de Vladimir Tikhonov. Certes, après une analyse minutieuse de tous les comptes rendus des représentants du ministère.
La tentative de l'aile Ziouganov de faire appel de la décision du ministère de la Justice ne donnera pas le résultat escompté, en définitive, le CC "alternatif" (celui de Tikhonov) cessera d'être alternatif et dirigera réellement le parti. Une deuxième épreuve attend les partisans de Ziouganov: à l'automne, la Douma d'Etat (chambre basse du parlement) adoptera la loi sur le droit du parti de révoquer les députés élus au scrutin de liste, après quoi Tikhonov n'aura plus qu'à remplacer les députés de l'actuelle fraction par d'autres, écrivent les Izvestia.
Gazeta
Un mois après la victoire historique retentissante du tennis féminin russe - celle d'Anastassia Myskina et de Elena Dementieva sur les courts de Roland Garros à Paris, ce fut la non moins brillante tenniswoman de 17 ans, Maria Charapova, qui a accédé à l'Olympe du tennis en battant en finale à Wimbledon la championne des deux dernières années, Serena Williams. "C'est incroyable, les mots me manquent, dit Maria. Certes, je rêvais d'une victoire à Wimbledon, mais je ne pensais que mon rêve pût se réaliser aussi vite", écrit la Gazeta.