* L'usine d'optique et de mécanique Ouralski (OuOMZ) a signé avec la société allemande Wibka un contrat concernant la livraison de deux systèmes d'observation optique non-stop. Cette firme a également proposé à l'usine de prendre part à la conception d'une station de monitorage dont l'élément central sera le nouveau système d'observation optique SON 112 OuOMZ. Le coût de ce projet est estimé à 300.000 euros. Ce n'est pas le premier contrat passé par l'entreprise ouralienne avec Wibka. Trois hélicoptères équipés de systèmes gyrostabilisés (GOES) de sa conception assurent la surveillance des gazoducs et les patrouilles de police en Allemagne.
Jusqu'à présent l'OuOMZ fabriquait des systèmes optico-électroniques exclusivement pour l'aviation militaire. Le SON 112 a été conçu spécialement à des fins civiles. Cet appareil de forme sphérique installé sur un socle stabilisé par un gyroscope de haute précision fournit au pilote des images dont la netteté n'est pas altérée par les vibrations, le balancement et les manoeuvres de l'aéronef. Le système d'observation optique est composé de caméras de télévision et d'imagerie infrarouge permettant la recherche, la détection et l'identification d'objets terrestres et maritimes de jour comme de nuit.
Actuellement le système OuOMZ fait l'objet d'une campagne promotionnelle sur le marché intérieur. Un système d'observation vidéo de la circulation moscovite avec emploi d'aérostats est à l'étude. Des essais sont effectués à Sourgout et à Samara où des hélicoptères équipés de systèmes optiques avec viseur thermique surveillent jour et nuit l'état des gazoducs.
Au cours du Salon aérospatial international ILA 2004 de Berlin l'OuOMZ a été invitée à prendre part à la conception d'un système optique médiatique pour les technologies télévisuelles de haute définition. Ce système, qui n'aura pas d'analogue dans le monde, devrait être opérationnel fin 2004 - début 2005. Il est prévu qu'il équipe les avions de la compagnie autrichienne Diamont Aircraft pour couvrir de grandes manifestations de masse telles que les Jeux Olympiques, les courses de Formule 1, etc.
* Cet automne la société Sibour lancera à l'usine de pneunatiques de Yaroslav la production en série de "pneus verts" qui, fabriqués avec un mélange de caoutchouc DSSK, auront un coefficient de résistance au roulement plus faible se traduisant par une réduction de 6 pour cent de la consommation de carburant. Sibour travaille sur ce "pneu vert" depuis plus de deux ans. En janvier 2004, un lot expérimental de caoutchouc DSSK a été fabriqué. Après avoir été testé en laboratoire, le caoutchouc DSSK a été envoyé à l'usine de pneumatiques de Yaroslav où il a servi à la fabrication d'un lot de trente pneus actuellement testés sur bancs et sur véhicules.
La société Sibour (Compagnie pétro-gazo-chimique Sibéro-ouralienne) fabrique plus de cent articles pétrochimiques. Pour le volume de la production, Sibour est la plus grande entreprise pétrochimique de Russie.
* Des chercheurs de la ville d'Obninsk (sud-ouest de Moscou) ont mis au point une nouvelle technologie sucrière. Elle permet d'extraire dix fois plus vite le saccharose et d'accélérer considérablement le raffinage du sirop. La ligne technologique est rentabilisée en moins de trois ans, la consommation d'énergie par tonne de produit fini est réduite de deux fois. Le sirop à teneur élevée (60 pour cent) en saccharose-glucose-fructose peut être stocké un an sans conservants. En Russie quelque 70 pour cent du sucre de betterave est extrait au moyen du procédé, désormais ce chiffre pourra être porté à 95 pour cent. Un litre de sirop raffiné correspond à 760-830 grammes de sucre. Il ne recèle que 0,05 pour cent d'impuretés minérales et organiques tandis que la quantité de métaux lourds et de pesticides est dix fois moindre que celle admise par les normes. Les concepteurs proposent aux sucreries d'implanter cette technologie au fur et à mesure de l'usure de leurs équipements. Des sucreries de Californie, d'Inde, d'anciennes républiques soviétiques, de Slovaquie et d'Allemagne se déclarent intéressées par cette nouvelle technologie.
* Une nouvelle méthode d'analyse du sang au moyen d'un microscope électronique à laser a été mise au point à l'Institut de rhumatologie relevant de l'Académie de médecine de Russie. Le laser n'a besoin que de quatorze secondes pour brosser le "portrait" des cellules. Quelques minutes supplémentaires sont nécessaires à l'ordinateur pour définir les dimensions géométriques exactes des cellules, bâtir leurs images tridimentionnelles et en analyser les sections. Des mathématiciens et des programmeurs de l'Institut de physique chimique relevant de l'Académie des sciences de Russie ont pris part à la conception de cet appareil qui pour le moment n'existe qu'en trois exemplaires.