"Nous avons débattu un grand nombre de questions relatives à notre coopération dans le domaine économique, commercial, dans la filière combustibles-énergie, dans les liens technico-militaires, dans l'aviation, l'espace, dans la sphère humanitaire et dans la coopération transfrontalière", a indiqué le premier ministre russe s'entretenant avec des journalistes à l'issue des négociations. - Des solutions ont été trouvées, et là où ce n'est pas encore le cas nous avons fixé les délais concrets pour parvenir à des accords".
Mikhaïl Fradkov a indiqué que la réunion a apporté beaucoup de résultats. "Je pense que la commission se réunira pour la prochaine fois en septembre et, d'ici là, des experts débattront des questions en suspens", a souligné le premier ministre russe.
"La réunion d'aujourd'hui a montré que nous abandonnons progressivement le formalisme", a relevé pour sa part le premier ministre ukrainien Viktor Yanoukovitch.
Il s'est plaint que la préparation des réunions de la commission mixte n'est pas conforme dans tous les cas aux normes en vigueur. "Là, nous devons durcir notre approche de la préparation des séances', a-t-il noté.
L'approche de la mise en place de l'Espace économique unique sera débattue en septembre, a-t-il dit. Des zones de libre échange constitueront un premier pas dans cette voie.
"En septembre, nous devrons nous entendre sur la suppression des barrières aux échanges et sur l'élargissement de la liste des articles livrés", a souligné le premier ministre ukrainien.
La question du prélèvement de la TVA sur le pétrole et le gaz suivant le pays de destination sera réglée prochainement, a déclaré Fradkov aux journalistes.
"Cette question est importante et difficile, son règlement exige la participation de toutes les structures concernées. J'espère que nous saurons nous entendre avec l'Ukraine, une nouvelle tentative sera entreprise prochainement", a annoncé le premier ministre russe.
Les retards avec la signature de l'accord russo-ukrainien sur les livraisons de pétrole russe ne s'expliquent pas par les tentatives de faire du lobbying en faveur du projet de construction de l'oléoduc Odessa-Brody, a aussi annoncé Fradkov.
"Au lieu de faire du lobbying, il faut s'entendre et mettre les opérateurs dans un contexte économique équitable et favorable, ne perdant pas de vue la création de l'espace économique commun", a dit le premier ministre russe.
S'agissant de l'oléoduc Odessa-Brody, il a dit que les deux pays devrons s'entendre au niveau technique sur la charge et les volumes transportés, a-t-il dit.
Pour ce qui est du transit de pétrole russe, un grand travail a été mené pour définir les itinéraires et les fournisseurs.
Fradkov a aussi souligné qu'il ne voit pas d'obstacles devant la réalisation du projet d'avion russo-ukrainien Antonov 70.
"Ce projet avance bien, nous en sommes au stade du débat autour de détails", a dit le premier ministre russe aux journalistes.
"On se penche également sur les questions de financement, des parts de participation, rien n'entrave l'avancement pratique du projet", a déclaré Fradkov.
Le premier ministre a annoncé que les deux pays ont signé l'accord sur les méthodes de la définition de la participation russe au développement social et économique de Sébastopol et des autres localités ukrainiennes où sont basées les unités de la Flotte russe de la mer Noire.
Les parties ont également signé l'accord sur les garanties supplémentaire du transit de gaz russe par le territoire ukrainien en 2005.
Interrogé par des journalistes, le premier ministre a mis en garde contre les tentatives de "dramatiser la situation" suite à la chute des cotationsde Yukos.
"Les résultats de la dernière session montrent qu'il ne peut être question d'une crise", a dit le premier ministre.
"Une chute de 3% de l'indice RTS est loin de déstabiliser la situation", a encore souligné Fradkov.
Par rapport à la clôture de jeudi, vendredi, les actions de Yukos ont chuté dans le système RTS de 17%, 0, 65 dollars, et à la Bourse interbancaire de change de Moscou, de 2%, à 7,10 dollars.
La chute des valeurs Yukos a entraîné toutes les autres "fiches bleues", notamment les actions de Lukoil ont perdu, en RTS, 2% de leur valeur, celles de RAO EES, près de 5%, celles de NorNickel, de 5%, celles de Surgutneftegaz, de 2% et celles de Tatneft, de 10%.