Fragments de la conférence de presse donnée par le président géorgien à Moscou

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MOSCOU, 2 juillet - RIA Novosti. Un "dégel" est observé dans les rapports russo-géorgiens après la rencontre qui a eu lieu en février entre les présidents, a déclaré vendredi, au cours d'une conférence de presse à Moscou, le président géorgien Mikhail Saakachvili qui effectue une visite de travail dans la capitale russe.

"Beaucoup a été fait dans les rapports russo-géorgiens, un "dégel" a commencé après ma rencontre en février dernier avec Vladimir Poutine", a dit Mikhail Saakachvili.

De nombreuses ententes sont intervenues entre la Russie et la Géorgie, entre autres, sur la patrouille commune à la frontière. Il a également mentionné la coopération russo-géorgienne sur le problème de l'Adjarie.

Selon Saakachili, le dialogue russo-géorgien prend un nouveau souffle.

Dans les jours qui viennent, Tbilissi introduira unilatéralement un régime simplifié de passage de la frontière russo-géorgienne.

"La Géorgie a pris la décision unilatérale d'introduire un régime simplifié, pour qu'il n'y ait pas d'obstacles à l'entrée en Géorgie. Cette décision entrera en vigueur prochainement", a dit le président géorgien.

"J'espère que la Russie en fera de même", a-t-il dit.

Selon Mikhail Saakachvili, les pourparlers sur la simplification du régime des visas ont été menés depuis longtemps. Malheureusement, il a été impossible de régler ce problème au niveau bilatéral, a-t-il fait remarquer. (Moscou a été contraint de durcir le régime des visas avec la Géorgie il y a deux ans, au plus fort de la polémique russo-géorgienne à cause de la présence des terroristes tchétchènes dans les gorges de Pankissi de Géorgie sur le secteur tchétchène de la frontière russo-géorgienne).

La Géorgie compte sur la création d'un centre antiterroriste commun avec la Russie.

"Nous voudrions créer un centre commun russo-géorgien ayant le mandat permettant de lutter contre le terrorisme", a dit Mikhail Saakachvili.

J'estime que la structure du centre antiterroriste doit être définie à la suite des pourparlers", a dit le président géorgien. Selon lui, cette structure sera une "force sérieuse" dans la lutte contre le terrorisme.

"L'emplacement concret du centre terroriste sera déterminé", a dit le président. Mikhail Saakachvili a exprimé la certitude que la création du centre antiterroriste ne poserait pas de problèmes".

Mikhail Saakachvili a confirmé que le problème des bases militaires russes sur le territoire de la Géorgie était réglé et qu'il n'avait pas l'intention de spéculer" à ce sujet.

"Je suis arrivé à Moscou non pas pour marchander, mais pour parler. Le marchandage sur ces questions (les bases militaires russes en Géorgie) est déplacé. Le problème des bases est réglé", a déclaré Mikhail Saakachvili. (Deux bases russes subsistent sur le territoire de la Géorgie: l'une à Batoumi, l'autre à Alkhalkali, à la frontière de l'Arménie). Le ministre russe de la Défense Serguei Ivanov avait déclaré que ces bases seraient retirées en 2010 au plus tard, car cela nécessite la création d'une infrastructure appropriée sur les lieux de leur emplacement prévu sur le territoire de la Russie).

La Géorgie compte sur la présence des hommes d'affaires russes dans le pays. "Nous espérons que les hommes d'affaires russes arriveront en Géorgie", a dit Mikhail Saakachvili.

Le nouveau Code fiscal géorgien récemment mis en vigueur prévoit les taux des impôts les plus bas dans la région, a-t-il fait remarquer.

"Dans un sens, nous avons mis à sa base le Code fiscal russe", a fait savoir Mikhail Saakachvili.

Les dirigeants géorgiens prendront des mesures adéquates, si les autorités de l'Abkhazie non reconnue se livrent aux "nettoyages" ethniques dans le district de Gali.

Selon le président géorgien, Tbilissi dispose de l'information "sur les nettoyages prévus" dans le district de Gali.

"Je tiens à lancer un avertissement pour que personne ne s'en prenne à la population de ce district, ni auxAbkhazes, ni aux Géorgiens, ni aux Russes. Nous ne sommes pas en 1991, nous n'admettrons pas la déstabilisation de la situation dans ce district", a souligné Mikhail Saakachvili.

La Géorgie est prête à mener des pourparlers avec l'Ossétie du Sud et à lui accorder les garanties à l'instar de celles dont bénéficie l'Ossétie du Nord faisant partie de la Fédération de Russie, a déclaré Mikhail Saakachvili. "La Géorgie n'emploiera les armes qu'en cas de menace à son intégrité territoriale. Mais nous allons déjouer les provocations armées", a souligné Mikhail Saakachvili.

Nous disposons d'un grand arsenal de méthodes politiques, nous n'avons pas besoin de prendre des décisions violentes. Si nous ne voulions pas mener les pourparlers, ils n'auraient pas eu lieu et il n'y aurait pas de décisions souples", a fait remarquer le président géorgien.

"Nous avons accompli une "révolution de la rose" en Géorgie et en Adjarie. Je ne veux plus de révolutions", a dit Mikhail Saakachvili. En déterminant le statut du territoire, la Géorgie est prête à accepter des concessions. Nous sommes prêts aux compromis sérieux, comme c'était le cas en Adjarie, a ajouté Mikhail Saakachvili.

Il a proposé à tous les Ossètes qui ont quitté la Géorgie dans les années 1991-1992 après le conflit sanglant entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud de retourner. "Nous sommes prêts à envoyer des lettres à tous les Ossètes qui ont quitté la Géorgie dans les années 1991-1992 pour qu'ils reviennent dans leurs foyers. Nous avons leurs adresses", a déclaré Mikhail Saakachvili.

Si les maisons des Ossètes ont été détruites, le président géorgien a fait connaître sa volonté de leur accorder des terrains.

Mikhail Saakachvili a réfuté la proposition de l'Ossétie du Sud d'échanger les employés du ministère de la Sécurité d'Etat de Géorgie arrêtés sur le territoire de l'Ossétie du Sud contre "les terroristes qui ont traversé la frontière géorgienne les armes à la main".

"Le trait particulier principal des dirigeants géorgiens actuels consiste en ce que nous ne nous hâtons pas. Notre pays se développe d'une façon dynamique", a dit Mikhail Saakachvili.

Selon lui, un accroissant important du PIB est prévu cette année en Géorgie.

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