Le député a précisé que personne ne sait "combien de banques devront tomber pour entraîner l'effondrement du système".
Le parlementaire est sûr qu'un système bancaire s'appuyant sur un grand nombre d'établissements, même de faibles dimensions, est plus stable, circonstance que les dirigeants de la Banque de Russie devraient prendre en compte.
Soulignant que l'optimisation du système bancaire russe ne signifie pas sa crise, Pleskatchevski a dit que la situation des banques "conçues de façon insuffisamment ouverte et ayant un système imparfait de comptabilité, risque de chanceler".
Pour sa part, Mikhaïl Zadornov, membre du comité parlementaire pour le budget et les impôts, estime que "la situation dans le secteur bancaire ne s'est pas complètement apaisée". Parmi les principaux signes de l'instabilité qui persiste dans la sphère bancaire, il a cité la méfiance réciproque des banques et le reflux de la clientèle corporative observée ces derniers jours".
De l'avis du membre du comité budgétaire, la Banque centrale doit appliquer plus activement sa politique visant à empêcher le développement de ces phénomènes.
Au nombre des autres problèmes, Zadornov a cité celui du financement budgétaire de certaines entreprises.
Interrogé par RIA-Novosti sur la question de savoir comment évoluera la situation à brève échéance, le député a indiqué que "si dans quinze jours une ou deux banques parmi les 50 plus grands établissements de crédit du pays ne reconnaissent pas avoir rencontré les problèmes liés au refus d'honorer leurs engagements, la situation pourrait se normaliser".Au cas contraire, "le climat de méfiance sera renforcé".