Des représentants de cultures, de religions, d'organisations, de courants, d'idéologies diverses venus de Russie, de France, d'Italie, d'Egypte, de Jordanie, de Syrie et du Liban ont l'intention d'échanger leurs points de vue sur les problèmes d'actualité tels que le terrorisme et la culture politique, les fondements de la culture spirituelle dans l'Islam et le Christianisme, l'état actuel et les perspectives du dialogue arabo-russe, le processus de mondialisation et son influence sur le monde arabe et sur l'avenir des cultures non-occidentales au 21ème siècle.
Comme l'a dit un des organisateurs de la conférence le directeur de la Maison libano-russe à Beyrouth Suheil Farrah il s'agit de la troisième conférence internationale qui met en lumière les questions du rapprochement de deux immenses cultures : la culture russe et la culture levantine.
" Nous étudions l'expérience russe et orientale, les rapports entre les différents groupes ethniques, religieux, politiques et notre objectif principal est de montrer qu'entre deux civilisations le dialogue et l'enrichissement mutuel sont possibles ", fait-il remarquer.
Le chef de la délégation russe, membre de la chambre haute du parlement russe Ramazan Abdullatipov a pour sa part souligné dans un entretien à RIA Novosti que le but de la conférence est de mettre l'accent sur la multipolarité du monde et sur la diversité des cultures et des religions qui le composent.
Il dit regretter toutefois que dans le cadre des processus de mondialisation les cultures et les peuples originaux ont toujours plus de mal à trouver leur place. Dans cet esprit l'expérience de la Russie et du Levantin, expérience historique de contacts étroits présente un intérêt particulier non seulement du point de vue des rapports entre deux cultures mais aussi entre deux communautés culturelles. Car, toujours selon lui, la Russie comme le Liban ont accumulé la plus riche expérience historique de coexistence entre plusieurs religions et cultures.
" Nous voulons montrer que contrairement à la doctrine dominante aujourdhui ce ne sont ni la confrontation ni le conflit de civilisations qui dépeignent notre monde contemporain mais le dialogue. Les civilisations n'entrent pas en conflit, seuls l'ignorance et le fanatisme peuvent le faire. Il faut s'en débarrasser et s'en libérer par la voie du dialogue entre les cultures ", a conclu M.Abdullatipov.
A l'issue de la conférence, un livre en plusieurs langues verra le jour. Il sera disséminé à travers le monde aux bons soins de l'UNESCO.