Revue de la presse russe du 29 juin

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MOSCOU, 29 juin - RIA Novosti.

Nezavissimaia gazeta

Une rencontre longtemps attendue entre le président russe Vladimir Poutine et les représentants des milieux d'affaires peut avoir lieu vendredi prochain, fait savoir le quotidien "NG". D'abord, cette rencontre était prévue pour le 19 mai, ensuite pour le 16 juin, la nouvelle date est le 2 juillet. Diverses associations d'entrepreneurs préparent leurs propositions sur le développement de l'économie du pays qu'ils présenteront au chef de l'Etat. Selon Gareguine Tossounian, chef de l'Association des banques russes, les représentants de l'association participeront à l'entretien avec le président. D'après l'information dont dispose "NG", les banquiers veulent aborder le sujet brûlant de la crise bancaire et parler du développement de l'ensemble du secteur bancaire. C'est pourquoi il sera probablement question de la stratégie bancaire en voie d'élaboration par le gouvernement et la Banque centrale (BC) de Russie. Selon les renseignements de "NG", la teneur des questions des banquiers dépendra, pour beaucoup, de la décision qui sera prise jeudi par le cabinet des ministres sur la stratégie bancaire.

On ne sait pas grand chose de ce que veut dire à Vladimir Poutine le syndicat des patrons: l'Union des industriels et des entrepreneurs de Russie. La liste des questions est sans cesse précisée. Il est évident que le sujet de IOUKOS ne sera pas abordé, car le président en a parlé suffisamment.

Comme l'a déclaré à "NG" Boris Titov, coprésident de l'association "Russie des affaires" (petites et moyennes entreprises), son organisation prévoit de soulever la question de la correction de la politique économique de l'Etat. "Il faut cesser de dépendre de l'exportation des matières premières en stimulant les investissements dans le développement des secteurs de transformation, avant tout dans le développement des petites et moyennes entreprises. L'Etat doit assumer des fonctions plus nombreuses.

Il doitcréer un système stimulant le développement de l'économie, estime Boris Titov. Cela concerne également le perfectionnement du système financier, aussi bien étatique que corporatif, la réduction des taux des crédits et la création d'instruments spéciaux de croissance. Il s'agit avant tout des agences d'investissement, des fonds de soutien aux petites entreprises et de toute une série d'autres mesures de ce genre".

Vedomosti

Les investissements étrangers directs dans les pays développés se réduisent pour la troisième année consécutive, informe le quotidien "Vedomosti". Par contre, les investissements dans les pays où l'économie est en plein développement se sont accrus, l'année dernière, de six fois. D'après l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la Russie figure cette fois parmi les pays développés, mais les investissements dans notre pays se sont avérés au niveau le plus bas depuis ces dix dernières années.

L'année dernière, les investissements dans les pays développés ont diminué de 28 % pour constituer la somme de 192 milliards de dollars. Par exemple, d'après les données de l'OCDE, les investissements directs au Canada ont baissé de 69 %, dans les pays européens, de 23 %, y compris en Allemagne (de 64 %), en Grande-Bretagne, de 47 %. Les investissements étrangers directs en Russie se sont réduits l'année dernière jusqu'à 1 milliard de dollars. Selon le quotidien "Vedomosti", l'OCDE a utilisé, dans ses appréciations, les données de la Banque centrale de Russie qui a expliqué sa position par une "dynamique peu ordinaire" en raison de "l'état non achevé de plusieurs transactions concernant la fusion et l'absorption de sociétés russes".

Le Service fédéral des statistiques de la Russie a d'autres données. Selon cette agence, les investissements directs en Russie se sont accrus l'année dernière de 70 % pour atteindre la somme de 6,8 milliards de dollars, fait remarquer le quotidien "Vedomosti".

Kommersant

Leprésident de la compagnie pétrolière LOUkoil, Vaguit Alekperov, vient de déclarer à Nijni Novgorod que sa compagnie entendait extraire du pétrole en Irak dès 2005. Etant donné que le pouvoir a été remis lundi dernier au gouvernement irakien contrôlé par les autorités américaines, LOUkoil pourrait négocier son retour dans ce pays dans les délais les plus brefs, écrit Kommersant. En Irak LOUkoil ne s'intéresse qu'à un projet, celui concernant la mise en valeur du gisement West Qurna 2, le plus important gisement inexploité d'Irak (ses réserves supposées sont estimées à 3 milliards de tonnes de brut pour un coût de mise en valeur de 6 milliards de dollars). Pour que le contrat de mise en valeur de West Qurna soit restitué à LOUkoil (il avait été dénoncé sous le régime de Saddam Hussein), Vaguit Alekperov s'était rendu à Bagdad le 9 mars où il avait signé avec le ministre irakien du pétrole un mémorandum sur la compréhension et la coopération. Le 22 juin, le comité technique conjoint de LOUkoil et du ministère irakien du Pétrole pour la coopération avaient tenu leur première réunion à Moscou.

Les dirigeants de la compagnie russe estiment probablement que le gouvernement irakien contrôlé par les autorités américaines restitueront à LOUkoil le contrat concernant la mise en valeur du gisement le plus prometteur du pays.

Izvestia

Depuis deux ans la Russie figure invariablement parmi les vingt pays les plus fréquentés par les touristes, écrivent les Izvestia. Les demandes de voyages à l'intérieur du pays sont en hausse annuelle de 30 pour cent, et ce malgré la hausse des prix pratiqués par les hôtels et les pensions, des prix qui d'ailleurs ne correspondent pas toujours à la qualité des services dispensés.

Selon les statistiques, le nombre de touristes étrangers se rendant en Russie est en progression constante. L'année dernière quelque huit millions d'étrangers sont venus uniquement à des fins touristiques. Cette année l'Union russe de l'industrie touristique en attend dix pour cent de plus. C'est là un indice satisfaisant, mais il est fort peu probable que l'on revienne aux 30-50 pour cent records affichés en 2000-2001.

Nous sommes contraints de décliner non pas moins de la moitié des demandes parvenant de l'étranger vu nos capacités d'accueil insuffisantes. Tant que des hôtels modernes n'auront pas été construits dans les régions il ne faudra pas songer à accroître le flux de touristes étrangers, explique Alexeï Jégalov, directeur général de la compagnie VIT-Inform. Pour cette raison les touristes européens sont de moins en moins enclins à porter leur choix sur la Russie, par contre leurs homologues orientaux se bousculent. Au cours des cinq premiers mois de l'année le territoire du Primorié a été visité par 20.000 Chinois de plus que l'année dernière à la même époque. Pour se rendre en Europe, un touriste chinois doit débourser environ 2.000 dollars alors que 300 lui suffisent pour un voyage au Primorié (Extrême-Orient russe), indique le quotidien de la place Pouchkinskaïa.

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