Vremia novostei
Mohammed ElBaradei, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), est arrivé à Moscou pour une visite de quatre jours. Intervenant à la conférence de presse consacrée au cinquantenaire du nucléaire civil (la première centrale nucléaire au monde a été mise en service il y a 50 ans à Obninsk, région de Kalouga, à 150 km au sud de Moscou), il a "soutenu la décision du gouvernement russe d'envisager la construction d'un dépôt international de combustible nucléaire usagé". Le premier ministre russe Mikhail Fradkov a soutenu, pour sa part, la proposition de l'AIEA de créer des centres internationaux de stockage et de retraitement du combustible nucléaire brûlé. "Aujourd'hui, la Russie est l'unique pays, dont la législation nationale permette de le faire", a fait remarquer Mikhail Fradkov. Il est vrai comme l'a dit Mohammed ElBaradei, selon "VN", de tels dépôts peuvent apparaître également aux Etats-Unis (vers 2010), en Suède et en Finlande.
Formellement, la visite de Mohamed ElBaradei à Moscou est consacré aux problèmes du nucléaire civil. Mais une grande attention sera également accordée, au cours des pourparlers, aux questions concernant la non-prolifération des armes nucléaires. "Nous examinerons les questions relatives au renforcement du régime de non-prolifération et prendrons une décision sur l'attitude à adopter envers l'Iran", a déclaré dimanche Mohamed ElBaradei à Moscou.
En ce qui concerne les objections catégoriques de Washington contre la construction par la Russie de la centrale nucléaire dans la ville iranienne de Bouchehr, le directeur général de l'AIEA a souligné: "C'est un problème bilatéral, il doit faire l'objet de l'examen entre Moscou et Washington". Mohammed ElBaradei est arrivé à Moscou des Etats-Unis où il a également débattu des problèmes de la non-prolifération, fait remarquer le journal "Vremia novostei".
Kommersant
L'Union des forces de droite (SPS) restera sans leader, lit-on dans le quotidien "Kommersant". Cette décision a été prise samedi 26 juin par le congrès de ce parti. Au début du congrès, un groupe de délégués a proposé d'élire un leader, mais les ex-coprésidents du parti Anatoli Tchouobaïs et Boris Nemtsov ont instamment recommandé de ne pas le faire. La majorité des délégués ont soutenu le point de vue des anciens leaders qui ont affirmé que le parti n'avait pas encore de candidat réel au poste de dirigeant.
Leonid Gozman, secrétaire du conseil politique du parti, a présenté un rapport sur l'avenir du parti. Selon le quotidien "Kommersant", cet avenir peut être radieux, si le SPS remporte des succès aux élections régionales dans plus de la moitié des entités de la Fédération de Russie, s'il élargit sa base électorale, s'il bénéficie du respect de l'élite, s'il est présent dans l'espace informationnel, définit sa position politique et résout, enfin, le problème de son leader.
Selon de nombreux délégués du congrès, ce dernier problème est le plus urgent. Edouard Vorobiev, président de la section de Moscou du SPS, a été le premier à faire pression sur ses collègues: "Nous sommes l'objet de railleries, on nous appelle un parti décapité. Nous n'avons pas de dirigeant, alors que le kolkhoze commence par l'élection de son président, le régiment, par la nomination de son commandant et le parti, de son leader".
Le leader informel du SPS Anatoli Tchoubaïs a mis un point final aux débats sur le leader: "Je suis contre l'élection du leader, a-t-il affirmé. Aujourd'hui, c'est prématuré, mais demain, ce sera trop tard. Il faut charger le conseil politique d'amorcer le processus électoral... Si l'élection a lieu en ce moment, ceux qui ne seront pas élus répandront leur mécontentement et leur insatisfaction à l'intérieur du parti, ce qui aura un effet destructeur. Etant donné l'état actuel de notre parti, ce serait fatal.
Nézavissimaïa gazeta
L'ex-premier ministre de Russie, Mikhail Kassianov, est prêt à chapeauter la structure bancaire qui sera chargée du financement des projets d'infrastructure sur le territoire de l'Union européenne, de la CEI et de la Russie. Lors d'une rencontre avec les journalistes, note la NG, il a déclaré qu'en mai de cette année, il avait proposé l'idée de la création d'une telle organisation au président Vladimir Poutine. "Le président a soutenu cette initiative et a donné pour instruction au gouvernement de l'étudier", a dit Mikhail Kassianov.
Monsieur Kassianov est disposé à diriger ce projet sous réserve que cette proposition émane du gouvernement lui-même et que tous les pays membres concernés donnent leur accord. "Disposant d'un capital de 5-6 milliards d'euros, la nouvelle banque, pourrait financer des projets d'un montant de 30-40 milliards d'euros", estime Mikhail Kassianov. Cet argent pourrait servir à la construction de gazoducs et d'oléoducs, de voies de chemin de fer et de routes. "L'Union européenne connaît actuellement une hausse de la consommation de ressources énergétiques", a fait remarquer l'ex-premier ministre, et la Russie a besoin de développer ses potentialités d'exportation de matières premières, informe la Nézavissimaïa gazeta
Izvestia
Les réserves de change de la Banque Centrale de Russie ont atteint la semaine dernière le niveau de 87,4 milliards de dollars. Mais il s'avère que les banques commerciales russes ne sont pas restées inactives et ont accumulé à l'étranger presque 58 milliards de dollars, écrivent les Izvestia. Non sans la bénédiction de la Banque Centrale de Russie, comme l'estiment les experts. Alors que les investisseurs étrangers parlent de l'instabilité du climat d'investissements en Russie, les banques nationales ont choisi de conserver leurs devises à l'étranger. "Notre Banque Centrale préfère placer une part importante de ses réserves de change et de ses réserves or sur des comptes de dépôt dans des banques étrangères, dit le directeur du Centre de recherches macroéconomiques de la société BDO Younikon, Elena Matrossova, mais les banques commerciales ont également décidé de pas être en reste et se sont employées à faire fructifier avec succès leurs actifs étrangers.
Gazeta
Les députés à la Douma d'Etat (chambre basse du parlement russe) ont adopté une décision touchant directement les intérêts d'un nombre important d'automobilistes. Le Codes des délits administratifs a subi des amendements renforçant la responsabilité pour conduite en état d'ivresse, écrit la Gazeta.
Si auparavant les conducteurs ivres pouvaient être quittes en payant une amende ou en écopant d'une suppression de permis d'un durée maximum d'une année, maintenant, le Code prévoit une sanction unique - la suppression du permis pour une durée de 18 mois à deux ans.
La discussion du projet de loi sur les amendements s'est déroulée dans le calme, note la Gazeta, mais l'intervention du président du comité de la Douma pour la législation constitutionnelle, Vladimir Pliguine, a produit une forte impression sur les députés. Il a cité les statistiques de la mortalité due aux accidents de voiture en 2003. L'année dernière, 35 000 personnes ont trouvé la mort dans les accidents de la route. L'ivresse au volant étant responsable de 4 000 morts.