"Ces prévisions pourraient être encore revues en mieux (le bon état des blés d'hiver, les surfaces ensemencées augmentées de deux millions d'hectares) et en mal (sécheresse en Sibérie, un juin pluvieux dans la partie européenne), a annoncé le ministre dans son interview au quotidien Rossiïkaïa Gazeta qui paraîtra jeudi 24 juin.
Les prévisions précisées ne seront pas publiées avant fin juillet, a indiqué Gordeïev.
S'agissant des prix des céréales, le ministre a noté que ceux-ci "baissent, bien que lentement". "Mais nous ne poursuivons pas l'objectif de faire baisser les prix et de les faire monter, les prix actuels nous arrangent. Le paysan connaît que le niveau de prix garanti sera de près de 4 000 roubles la tonne (1 dollar en vaut approximativement 29 roubles). Si le marché propose 4 500 à 5 000 roubles, ce sera un prix optimal, notamment du point de vue de la rentabilité de la production", a indiqué le ministre.
Mais le ministère, a poursuivi Gordeïev, est "très inquiet par la hausse effrénée des lubrifiants et des combustibles". "En mai, le gas-oil a augmenté de 10 à 15% et, depuis le début de l'année, cette hausse s'est chiffrée à 25-30%. Cela est considérablement supérieur au taux d'inflation et c'est le principal facteur qui érode les revenus des paysans", a indiqué le ministre.
De ce fait, le ministre Gordeïev n'ose pas faire les prévisions relatives à une éventuelle rentabilité de la production agricole.