Kommersant
A la cinquième session du Conseil des Etats de la mer Baltique qui s'est tenu dans un site balnéaire aux environs de Tallin, capitale de l'Estonie, le premier ministre russe a défendu la liberté de la navigation des pétroliers dans la mer Baltique. Les chefs des gouvernements des onze pays membres (l'Islande est le onzième Etat à rejoindre les dix pays de la région) ont débattu du problème de la sécurité de la navigation. L'écologie est l'un des thèmes majeurs pour l'Union européenne et pour l'Organisation maritime internationale, écrit le quotidien " Kommersant ". Le 15 avril 2005, cette organisation doit se prononcer sur la nécessité de décréter la mer Baltique territoire particulièrement vulnérable, ce qui implique, entre autres, la fermeture de la mer aux pétroliers à coques unique. Pour la Russie, cette décision signifie des difficultés supplémentaires dans le transport de pétrole et de produits pétroliers par cette mer. Si cette interdiction prend effet, les potentialités d'exportation du Système d'oléoducs de la Baltique risquent de devenir inutiles.
Mikhaïl Fradkov a déclaré que la Russie met en uvre depuis longtemps déjà un programme de protection écologique du golfe de Finlande. Il a déjà été signalé aux capitaines de 28 navires étrangers mouillant à Primorsk (région de Leningrad) que leurs bateaux ne répondaient pas aux normes de l'Organisation maritime internationale. D'autre part, aux dires du premier ministre russe, la Russie n'exploite dans la mer Baltique que des pétroliers à double coque qui ne sont pas concernés par les limitations envisagées. Les partenaires de la Russie au Conseil de la région de la Baltique ont fait état des progrès qu'elle a réalisés, souligne le "Kommersant".
Les onze premiers ministres ont également décidé de ne pas dissoudre leur organisation après l'adhésion de la quasi-totalité de ses membres à l'Union européenne. Il a été décidé de faire de cette organisation une passerelle supplémentaire dans la coopération entre la Russie et l'UE. Pour fêter le maintien du Conseil les chefs des gouvernements des onze pays membres ont planté des arbres dans un parc estonien, informe le quotidien.
Izvestia
Lundi dernier se sont écoulés dix ans depuis l'entrée de la force russe de paix en Abkhazie. Pratiquement tous les orateurs russes et abkhaz qui ont pris la parole à la cérémonie solennelle organisée à cette occasion à Soukhoumi ont rappelé avec tact que c'était une "fête avec les larmes aux yeux" en entendant par cela l'aggravation des relations entre l'Abkhazie et la Géorgie, écrivent les "Izvestia".
"Le moment est venu de modifier le mandat de la force collective de la CEI chargée du maintien de la paix dans la zone du conflit entre la Géorgie et l'Abkhazie", a déclaré le 21 juin en félicitant les militaires de la force collective le ministre géorgien de la Défense, Gueorgui Baramidze. D'ailleurs, Tbilissi ne propose pas de retirer cette force de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, il s'agit d'élargir leur mandat. Moscou répond qu'il n'y aura pas de décision hâtive, sans analyse préalable.
Par élargissement du mandat la Géorgie entend l'octroi de fonctions policières concrètes au contingent de paix. Moscou estime pour sa part que la force de paix n'est pas la police. "La révision d'un mandat ne saurait aboutir à des décisions inconsidérées et brusques", a déclaré aux "Izvestia" le premier vice-président du comité du Conseil de la Fédération pour les affaires de la CEI, Konstantin Markelov. En ce qui concerne le retrait du contingent de paix, les présidents russe et géorgien ont déjà convenu qu'il ne serait possible que lorsque la situation serait stabilisée.
Les "Izvestia" rappellent qu'au cours de sa visite à Moscou en février dernier le président géorgien Mikhaïl Saakachvili s'est employé à persuader Vladimir Poutine que la force de paix en Ossétie du Sud et en Abkhazie avait un potentiel positif qu'il était nécessaire d'utiliser de façon judicieuse, en ajoutant que "la Russie peut jouer un rôle significatif dans la zone des conflits, si elle le veut. Les félicitations adressées hier à la force de paix à Soukhoumi montrent que la Russie ne se désiste pas de son rôle, soulignent les "Izvestia".
Vremia novostei
L'affaire IOUKOS approche de son dénouement, estime le journal "Vremia novostei". Le sort ultérieur de cette compagnie pétrolière a cessé d'être un tabou pour les fonctionnaires du gouvernement russe. Depuis que Vladimir Poutine a déclaré la semaine dernière que les autorités russes ne souhaitaient pas la faillite de la compagnie, les commentaires ne manquent pas à ce sujet. L'Etat laisse entendre, poursuit le journal, qu'on peut trouver un compromis avec la compagnie et ne pas la liquider. Il explique même un mécanisme possible de compromis: les actifs d'un montant de 3,4 milliards de dollars de la compagnie pétrolière bloqués par le tribunal en guise de garantie à la plainte déposée par le ministère des Impôts et Perceptions seront probablement bientôt débloqués. Alors, selon le ministre des Finances Alexei Koudrine, l'argent provenant de la vente de ces actifs permettra à IOUKOS d'éteindre sa dette fiscale.
Serguei Chatalov, vice-ministre des Finances, n'exclut pas que les prétentions fiscales avancées à IOUKOS puissent diminuer,selon le quotidien.
Nezavissimaia gazeta
D'après les prévisions de la Banque centrale (BC) de Russie, en 2004, les réserves de change constitueront 20 à 25 milliards de dollars et le cours du rouble par rapport au dollar ne dépassera pas 30 roubles, a fait savoir Alexei Oulioukaiev, premier vice-président de la BC. Selon lui, à la fin de l'année, la Banque prévoit de limiter l'inflation dans le pays à 10 % et le renforcement effectif du rouble, à 7 %.
Comme l'a dit Alexei Oulioukaiev, les taux d'inflation sont prioritaires pour la BC, "le pouvoir financier en assume la responsabilité". Un autre objectif important de la Banque est d'empêcher le renforcement exagéré du rouble. Le premier vice-président de la BC est certain que les engagements du programme monétaire et de crédits de la politique du gouvernement de la Fédération de Russie et de la Banque centrale, conformément auxquels le renforcement de la monnaie nationale ne doit pas dépasser 7 %, seront respectés. Il est vrai, a fait remarquer Alexei Oulioukaiev, le cours réel du rouble subit l'action de nombreux facteurs, y compris d'ordre structurel, sur lesquels la Banque centrale ne peut pas influer. Selon Alexei Oulioukaiev, compte tenu du cours de l'euro par rapport au dollar et de divers prix de détail du pétrole, la banque a prévu quelques modèles d'accroissement des réserves de change, ce qui explique la somme de 20 à 25 milliards de dollars, poursuit le journal. Dans le premier semestre, elles doivent s'accroître de 10 milliards.
Il est à remarquer, écrit "NG", que les réserves de change se sont déjà accrues, à ce jour, de 8,6 milliards de dollars pour atteindre 85,6 milliards de dollars.
Gazeta
A deux mois des Jeux olympiques d'Athènes, l'Agence mondiale anti-dopage a adopté de nouvelles règles sans précédent en durcissant le contrôle du dopage, informe le quotidien "Gazeta". Conformément à ces règles, tous les participants aux Jeux olympiques, c'est-à-dire plus de 10000 personnes, devront subir un contrôle total, certains sportifs, plus d'une fois. Un laboratoire ultra-moderne déjà créé à cet effet à Athènes aura à sa disposition tous les appareils et les réactifs nécessaires pour dépister le dopage, a fait savoir, au cours d'une conférence de presse Nikolai Dourmanov, directeur de l'Inspection anti-dopage du Comité olympique russe. "L'emploi de stimulants peut améliorer le résultat du sportif d'un demi pour cent seulement, a dit Nikolai Dourmanov. Cependant ce chiffre signifie, dans de nombreux sports, la différence entre la première et la dixième place". Il est donc clair que la tentation est grande, ajouté le quotidien "Gazeta".