Yukos ne se séparera pas des actifs d'importance stratégique

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MOSCOU, 21 juin - RIA-Novosti. La société pétrolière Yukos ne vendra pas ses actifs d'importance stratégique.

"Nous ne voulons pas vendre nos actifs principaux", a indiqué à RIA-Novosti une source proche des actionnaires de la société, sans pour autant préciser lesquels des actifs sont considérés comme tels.

L'interlocuteur de l'agence a annoncé en même temps que le premier actif destiné à la vente est la société Sibneft. "Cette compagnie ne saurait être qualifiée d'actif principal", a-t-il souligné.

Interrogé sur la question de savoir à qui pourraient être vendus ces actifs, il a indiqué : "Concrètement je ne saurai le dire mais il n'est pas difficile de deviner qui s'intéresse à nos actifs ; d'autant plus qu'il y a eu des déclarations, il est vrai par la suite démenties".

S'entretenant avec les journalistes lundi, le ministre des Finances Alexeï Koudrine a affirmé que Yukos devait vendre ses actifs pour payer ses arriérés d'impôts.

"Je pense que Yukos dispose de suffisamment de ressources pour honorer ses dettes, qu'elle vende ses actifs sur le marché", a indiqué le ministre.

Alexeï Koudrine a assuré que la faillite de Yukos n'est pas profitable au gouvernement. Selon lui, le pétrolier et le ministère des Impôts et Perceptions mènent actuellement des négociations sur le moyen d'exécuter les injonctions fiscales de l'Etat.

Le 14 avril 2004 le ministère avait décidé d'imputer à Yukos à titre supplémentaire 99,375 milliards de roubles (plus de 3,4 milliards de dollars) d'impôts, de pénalités et d'amendes pour 2002. Le lendemain, le ministère saisissait la justice et, le 26 mai, le tribunal d'arbitrage donnait droit à son action.

Précédemment, la directrice du département de développement stratégique de Gazprom Vlada Roussakova avait déclaré au cours d'un point de presse que le holding gazier n'excluait pas sa participation à l'acquisition des actifs de Yukos si ces derniers étaient mis en vente.

Au lendemain de ce point de presse, le 1er juin, le service de presse de Gazprom annonçait, dans un communiqué de presse officiel, que le holding n'étudiait pas la possibilité d'acquisition des actifs de Yukos et qu'il n'était même pas informé au sujet de la vente des actifs de cette compagnie.

Comme l'avait expliqué alors Sergueï Kouprianov, porte-parole du président du Conseil d'administration de Gazprom, "les déclarations au sujet d'éventuelles acquisitions ne relèvent pas de la compétence du membre du Conseil d'administration de Gazprom Mme Roussakova et ses propos à ce sujet ne reflètent pas la position officielle du holding".

Gazprom avait par ailleurs annoncé son intention de réaliser des projets conjoints avec Yukos, précisant qu'il ne souhaitait pas "déstabiliser la compagnie qui pourrait devenir son partenaire".

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