La Cour des comptes mécontente par la façon dont le gouvernement gère la dette publique

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MOSCOU, 18 juin - RIA-Novosti. La Cour des comptes juge "non optimal" le système actuel de gestion de la dette publique en Russie.

C'est ce qu'on lit dans un communiqué de presse de l'instance suprême de contrôle financier de la Fédération. Le bureau de la Cour a examiné vendredi les résultats de l'étude menée par des experts et intitulée "Analyse de l'état de la dette extérieure publique de la Fédération de Russie".

Les matériaux présentés à ce sujet rappellent que la tendance à la compression de la dette extérieure russe est constatée ces dernières années : de 139 milliards de dollars à la fin de 2000, elle a été ramenée à 120 milliards au début de 2004.

Le bureau souligne toutefois que, même si la dette extérieure se réduit, sa structure n'est toujours pas optimale du point de vue de sa gestion. Au 1er janvier 2004, seulement 35,9% des créances représentaient des outils de marché, alors que la part des crédits des gouvernements des Etats étrangers dans le total de la dette était de 45%.

"L'endettement de ce genre ne prévoit pas le recours aux possibilités des marchés financiers mondiaux", expliquent les auteurs du communiqué de presse.

Le bureau de la Cour rappelle qu'un système unique de gestion de la dette publique n'est toujours pas institué en Fédération de Russie.

"Le défaut substantiel (...) est l'absence d'objectifs - entérinés sur le plan législatif - des emprunts publics. Le mécanisme de la restructuration des créances et de leur échange contre des investissements n'est toujours pas réglementé sur le plan législatif, tout comme la coordination des actions du gouvernement et de la Banque centrale dans l'application de la politique courante monétaire et en matière de dette et de changes", lit-on dans le communiqué de presse de la Cour des comptes.

Le bureau de la Cour a décidé de faire parvenir cette étude aux deux chambres de l'Assemblée fédérale.

La Cour des comptes estime également que l'Etat ne gère pas avec efficacité ses actifs dans l'industrie des spiritueux.

"La structure organisationnelle et juridique actuelle de l'entreprise publique Rosspirtprom ne permet pas (à l'Etat) de renforcer dans la pleine mesure sa régulation et la circulation de l'alcool éthylique, de spiritueux et de produits contenant de l'alcool, ce qui constitue pourtant le principal objectif de sa création", lit-on dans le communiqué de la Cour des comptes.

Au détriment des intérêts de l'Etat, plus de 70% des capacités de production de Rosspirtprom ne sont pas utilisées suite à l'absence de la demande des produits commercialisés sous des marques faiblement connues, souligne le bureau.

Cela conduit à la réduction régulière de la part de l'Etat sur le marché à son remplacement par des succédanés de mauvaise qualité et souvent dangereux pour la vie, estiment les auditeurs.

Le bureau de la Cour a pris la décision d'informer le gouvernement des résultats de la vérification et de faire parvenir à la Douma ses propositions concernant les amendements à apporter à la législation réglementant la production et la circulation de l'alcool et des produits spiritueux.

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