On lit notamment dans la déclaration du président de l'OPEP rendue publique mardi par les canaux du siège du cartel à Vienne: "L'OPEP a demandé aux Etats producteurs de pétrole d'extraire davantage de pétrole et les fournir sur les marchés énergétiques mondiaux en vue de stabiliser ces marchés et de baisser les prix du pétrole".
De l'avis de Purnomo Yusgiantoro, "les hauts prix actuels de l'"or noir" peuvent freiner la croissance économique non seulement dans les Etats industrialisés consommateurs de pétrole, mais aussi dans les pays en voie de développement". "En plein été, les prix du pétrole de la "corbeille" de l'OPEP et du Mexique peuvent être au niveau de 37 dollars le baril, alors que la fourchette des prix du pétrole de l'OPEP continue à constituer 22 à 28 dollars le baril".
Comme l'a confirmé le président de l'OPEP, les ministres du pétrole et de l'énergie des pays membres du cartel se réuniront le 21 juillet à Vienne à leur 132e conférence extraordinaire où, après avoir analysé la situation sur les marchés internationaux des matières premières, ils prendront la décision optimale sur l'équilibre entre l'offre et la demande du pétrole brut et des produits pétroliers.
Le 3 juin, à la 131e conférence de Beyrouth, les pays de l'OPEP ont décidé d'accroître, à partir de juin, le plancher commun de l'extraction du pétrole et des fournitures d'exportation de 2 millions de barils par jour, en le portant à 26 millions, et, à partir du 1er août, encore de 0,5 million de barils, si les prix de l'"or noir" sur les marchés mondiaux ne se stabilisent pas au niveau admissible pour les producteurs et les consommateurs de pétrole.