"Il convient d'élaborer en premier lieu le système adéquat aux défis du siècle, ceux qui existent aujourd'hui dans l'espace migratoire de la Fédération de Russie et de l'Europe dont nous constituons, qu'on le veuille ou non, une partie inaliénable", a indiqué Andreï Tchernenko.
Les flux migratoires, positifs comme négatifs, enregistrés ces derniers temps, montrent que la Fédération de Russie participe pleinement aux processus de migration dans l'ensemble de l'espace eurasiatique", a-t-il ajouté.
L'une des grandes missions du Service fédéral des migrations consiste, selon lui, à généraliser l'expérience positive afin que la nouvelle structure du service puisse exercer ses fonctions dans le plein respect des droits des gens.
"Il y a beaucoup de tâches pour l'année prochaine. A commencer par les problèmes liés à la réinstallation de migrants forcés à Grozny pour finir par les questions de notre coopération avec l'Europe et l'Union européenne", a dit Tchernenko, ajoutant que dans 1,5 ou 2 mois un décret présidentiel sur le Service des migrations en parlerait avec plus de détails.
Les organes de l'Intérieur de la Fédération de Russie ont enregistré en 2003 sur le territoire du pays plus de 5 millions d'étrangers et d'apatrides, soit 32% de plus qu'en 2002, soulignait-on à la conférence. Les vérifications menées ont permis de lancer, pour diverses infractions, des poursuites administratives contre un million d'étrangers et d'apatrides, ainsi que contre 107 000 citoyens russes.
Selon les intervenants, si, en 2003, près de 45 000 personnes (environ 22 000 en 2002) ont été reconduites à la frontière, le nombre d'expulsés de Fédération de Russie s'est monté, au premier trimestre 2004, à près de 24 000 personnes.