La lutte contre la contrefaçon marque des points en Russie

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MOSCOU, 11 juin. (Par Vassili Zoubkov, commentateur économique de RIA Novosti). L'Exposition-forum fédéral "Protection contre la contrefaçon 2004" connaît un vif succès à Moscou. Ses organisateurs en sont le gouvernement russe, la Douma (chambre basse du parlement), le ministère de l'Intérieur, le Service fédéral de sécurité (FSB), le Fonds national de défense des consommateurs, l'Agence nationale de répression de la falsification, etc.

Cette exposition présente des moyens, méthodes, systèmes et procédés nouveaux de contrôle de la qualité et de protection contre la contrefaçon d'articles et de marques de fabricants russes et étrangers.

Des conférences se tiennent dans le cadre de l'exposition. L'une d'elles, consacrée aux aspects juridiques de la défense de la propriété intellectuelle, a été organisée par l'Agence russe pour les licences et les marques (Rospatent). Selon le premier ministre russe, Mikhaïl Fradkov, la répression de la contrefaçon est un axe prioritaire de l'activité du gouvernement.

Les produits piratés causent un préjudice considérable à l'économie russe, ils portent atteinte aux droits des consommateurs russes. Les articles contrefaits sapent la concurrence loyale des producteurs. D'autre part, en écoulant sur le marché mondial des produits contrefaits, les falsificateurs russes ternissent l'image de marque internationale du pays.

L'industrie de la contrefaçon est un mal éternel accompagnant l'entreprise privée. Elle est stimulée par des bénéfices et une demande considérables. Combattre la production d'articles contrefaits est une chose malaisée. Ce phénomène est propre également aux pays tant industrialisés qu'en développement. Plus la notoriété d'une marque est étendue et plus grandes sont les chances de ses produits d'être contrefaits.

Quoi qu'il en soit la politique de l'Etat en matière de lutte contre la contrefaçon s'est sensiblement accentuée. Les lois applicables aux falsificateurs de produits de fabrication étrangère ou russe ont été durcies. Le ministère de l'Intérieur, les experts des ministères de l'Agriculture et de la Presse, les organes anti-trusts et douaniers, l'Inspection commerciale publique sont impliqués dans cette lutte. Leur travail en la matière est coordonné par une commission d'Etat spéciale.

Lentement mais progressivement l'opinion prend conscience de la nécessité de mener cette lutte. Cette évolution des mentalités est favorisée par la croissance économique observée en Russie depuis plusieurs années, une croissance accompagnée par une augmentation du pouvoir d'achat de la population. Les Russes sont en mesure d'acheter des objets de meilleure qualité.

Les participants à l'exposition estiment quasi unanimement que les efforts de ceux qui combattent la contrefaçon resteraient vains s'ils ne bénéficiaient pas du soutien des producteurs consciencieux et des titulaires de droits. Et il est réjouissant de constater que les hommes d'affaires russes soucieux de leur réputation sont de plus en plus nombreux à passer aux formes légales du business. Dans les milieux d'affaires on prend aussi conscience qu'il est très important que les articles légaux soient vendus à des prix raisonnables. Dans ce cas les pirates devraient faire face à une concurrence réelle.

Selon des chiffres rendus publics à l'exposition par le Département principal de lutte contre les crimes économiques, l'année dernière il a été saisi trois fois plus d'articles falsifiés. 105.000 entreprises travaillant dans le domaine de la propriété intellectuelle ont été contrôlées. L'activité de 500 d'entre elles a été stoppée. Des poursuites pénales ont été engagées contre 3.500 pirates tandis que des sanctions administratives ont été prises à l'égard de 20.500 personnes.

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