"Nous ne nous précipitons pas, et nous ne nous dérobons pas. Mais sans la Russie, qui est une puissance nucléaire, il est impossible d'examiner de nombreux thèmes, notamment le thème de la sécurité internationale", a dit Vladimir Poutine, répondant à la question de savoir ce qu'il pensait des propos selon lesquels la Russie "ne tient pas spécialement" à participer à de tels forums.
Vladimir Poutine a déclaré que 70% du temps de travail du sommet ont été consacrés à l'examen du problème de la sécurité internationale. "Les problèmes de la sécurité internationale sont importants pour la Russie", a fait remarquer le président russe lors de la discussion avec les journalistes.
Selon lui, le sommet a également examiné les problèmes du développement économique. "Il est important pour nous de savoir ce que projettent les économies mondiales, dans la mesure où cela peut influer sur l'économie de la Russie", a dit le président.
Vladimir Poutine a déclaré qu'aucun des leaders du "G8" n'avait émis d'objections et de doutes quant à la nécessité pour la Russie d'adhérer à l'OMC.
Le président russe a fait remarquer qu'au sommet il avait informé ses collègues de l'état de l'économie russe, ainsi que de ses axes de développement.
Vladimir Poutine a dit que la Russie avait l'intention d'adhérer à l'OMC à des conditions avantageuses pour elle, "et aucun leader du "G8" n'a émis d'objections et de doutes quant à la nécessité pour la Russie d'adhérer à l'OMC".
Le président de la Russie a hautement apprécié l'idée d'inviter la Chine et l'Inde à rejoindre le "G8".
"Sur le plan pratique, cette question n'a pas été examinée" durant le sommet de Sea Island, a dit le président Poutine à la conférence de presse.
Dans le même temps, Vladimir Poutine a déclaré qu'il était favorable à cette idée car la Chine et l'Inde "sont de grands pays avec une immense population et disposant d'une économie en plein essor".
Ce sont "des partenaires traditionnels de la Russie", a souligné Vladimir Poutine.
Le président russe compte que le contenu de son prochain voyage au Japon en 2005 sera étoffé.
Vladimir Poutine a dit qu'au cours de sa rencontre avec le premier ministre du Japon Junichiro Koizumi, la possibilité avait été évoquée que le président russe se rende au Japon en 2005, ajoutant qu'il rencontrerait Junichiro Koizumi au sommet de l'APEC au Chili.
"Nous avons des questions à évoquer ensemble, nous n'avons pas oublié l'accord de paix (après la fin de la Seconde guerre mondiale, la Russie et le Japon n'ont pas signé d'accord de paix global, la raison en étant le problème en suspens des "territoires du Nord", comme les Japonais appellent les quatre îles Kouriles du Sud, qui sont passées sous la juridiction de l'Union Soviétique après la guerre), et nous nous préparerons sérieusement à cette visite", a noté le président russe. Selon lui, les ministères des Affaires étrangères des deux pays travailleront à enrichir son programme (de la visite).