Les sciences et les techniques en Russie

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MOSCOU (par Lioubov Sobolevskaïa, commentatrice scientifique de RIA Novosti).

* Un instrument unique d'alerte en cas d'accidents et de protection contre ces derniers a été mis au point par les chercheurs de l'Institut d'étude des machines de l'Académie des sciences de Russie (RAN). Son module de micromesures - un senseur tenso-, thermo-,vibriométrique - se compose de plusieurs mini-capteurs réagissant aux déformations, au modifications de température et aux vibrations. N'ayant pas d'équivalent dans le monde, ces instruments de mesure peuvent fonctionner dans la zone active d'un réacteur nucléaire, à des températures hyperbasses, dans les systèmes supraconducteurs d'une installation thermonucléaire, sur les rotors tournant à très grande vitesse des turbines, dans les flux de métal liquide, de gaz, de plasma et en milieu agressif. Par exemple, lors de la construction du cinquième bloc de la centrale nucléaire bulgare de Kozlodoui, sur la recommandation des scientifiques, mille capteurs russes ont été installés (chaque capteur coûte 1 000-2 000 dollars).

* Les chercheurs russes de l'Institut de biologie du développement sont parvenus à mettre au point un nouveau remède contre les brûlures et les blessures - une pseudosuspension "cutanée" que l'on peut littéralement verser sur la plaie. La suspension est constituée de microvecteurs - des billes de collagène d'un diamètre de 0,2-0,3 millimètre (le collagène est une protéine fibreuse de la substance intercellulaire assurant la densité des tissus conjonctifs - des ligaments, des cartilages et des os). Ce sont des fibroblastes de la couche inférieure de la peau - du derme, et des kératinocytes de la couche supérieure de la peau - de l'épiderme. Lors de l'application de la suspension sur la plaie, les cellules migrent instantanément des billes vers la surface de la blessure, car c'est le seul endroit où elles peuvent se nourrir.

On peut verser une solution spéciale sur les cellules cultivées sur les microvecteurs de collagène et les geler, ce qui permet de les stocker.

Sur la base de cette technologie, les chercheurs ont mis au point un gel au collagène qui stimule la cicatrisation. Les tests cliniques ont montré que les nouvelles préparations permettaient de guérir rapidement et efficacement les brûlures profondes et étendues, les diverses fistules et les blessures se cicatrisant difficilement, les défauts de la cornée. Une autre préparation - le collagène-gel chitosane - permet de guérir efficacement la parodontose.

* Dans la capitale de la Tchouvachie (république sur la Volga) Tcheboksary, un nouveau matériau de construction a été mis au point par la SA de type ouvert "Galen". Ce matériau résistant à l'usure du temps est constitué de fibres de basalte. Les héritiers de l'URSS - la Russie et l'Ukraine disposent d'une technologie unique de fabrication de ce matériau. La SA "Galen" est la première et l'unique entreprise de Russie à produire une armature de construction basalto-plastique protégée par 10 brevets d'invention.

"Galen" propose un autre projet aux constructeurs - l'isolation thermique des revêtements des étages inférieurs et supérieurs des bâtiments monolithiques en mousse de béton.

L'installation de production de mousse de béton de la société "Galen" permet de déposer une couche thermo-isolante directement sur le toit. Le coût de tels travaux est 30-40% inférieur au prix des procédés analogues d'isolation, et les délais d'exécution passent de 2 mois à 1-2 jours. On peut procéder au coulage aussi bien durant la saison chaude que la saison froide, car la technologie permet de travailler à des températures presque cosmiques - 200 degrés Celcius.

* En septembre dans le grand centre sibérien de recherche et d'industrie de Tomsk s'ouvrira le premier business-incubator de Russie destiné aux étudiants. Le professeur Anatoli Kobzev, recteur de l'Université d'Etat de Tomsk des systèmes de gestion et de radioélectronique (TUSUR), est l'initiateur de ce projet. Selon les plans, vers 2007 le business-incubator d'étudiants donnera chaque année le feu vert à 4 firmes à haute scientificité et à 40 entrepreneurs issus de la recherche, créant par là-même environ 60 emplois hautement rémunérés par an. Au cours des dernières années les firmes à haute scientificité sorties des murs de l'université ont multiplié par 12 leurs volumes de production.

D'autres universités de Tomsk sont intéressées à la réalisation d'un projet inter-universitaire de business-incubator. La coopération entre le TUSUR et l'Université de médecine de Sibérie pourrait jouer un rôle important car des recherches prometteuses sont menées à la charnière de la médecine et la radioélectronique.

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