Vrémia novostéi
Les pays du G8 ont fait preuve d'une cohésion diplomatique enviable avant l'ouverture du sommet de Sea Island, souligne le quotidien. Leurs leaders se reposaient encore après leur arrivée sur l'île ou s'entretenaient au niveau bilatéral lorsque le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé à New York une nouvelle résolution sur l'Irak. La délégation russe a trouvé particulièrement symbolique que la réunion du Conseil de sécurité ait démarré au même moment que la rencontre entre Vladimir Poutine et George Bush et lorsque les présidents ont achevé leur entrevue, les membres du Conseil de sécurité avaient adopté la résolution.
"En ce qui concerne l'adoption de la résolution, c'est, sans exagérer, un pas de géant vers l'avant. Je crois traduire l'opinion de tous les pays représentés au Conseil de sécurité en disant que le dialogue dans cette enceinte s'est développé d'une façon très constructive. Il ne s'agissait pas d'adopter un nouveau document sur l'Irak. Il s'agissait de changer la qualité de la situation en Irak, la qualité de la présence des forces armées dans ce pays et aussi la qualité de l'influence de l'ONU sur la situation en Irak", a déclaré au terme de l'entretien avec son homologue américain le président Vladimir Poutine.
Un représentant haut placé du Kremlin, poursuit le journal, a souligné à propos de l'adoption de cette résolution que c'est la première fois que le travail sur un document aussi complexe s'est passé sans encombre et que les auteurs de la résolution, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, ont su faire preuve d'une approche constructive extraordinaire. "Toutes les propositions russes ont été prises en considération, jusqu'à la convocation d'une conférence internationale sur l'Irak", a résumé dans son interview au journal le représentant du Kremlin.
Kommersant
Le gouvernement russe se réunira aujourd'hui pour examiner les accords entre la Russie, la France et l'Italie sur la simplification mutuelle des formalités de délivrance des visas. Il a été décidé de faciliter cette procédure pour les hommes d'affaires, les étudiants, les enseignants, les scientifiques, les personnalités culturelles et les invalides. Le rapport en la matière sera présenté par le chef de la diplomatie, Serguéi Lavrov.
Il rendra compte de ce que le ministère des Affaires étrangères a fait pour matérialiser le vu émis l'année dernière par Vladimir Poutine d'intégrer la Russie dans l'Union européenne au point que les citoyens russes n'auraient pas à demander un visa pour se rendre dans les pays de l'UE. Aujourd'hui les ministres examineront les accords avec la France et l'Italie. Un accord analogue a été signé également avec l'Allemagne. Cependant personne n'a l'intention de supprimer la nécessité d'obtention du visa pour les Russes. Comme l'a expliqué la veille le vice-ministre des Affaires étrangères Serguéi Razov, avant que le régime des visas puisse être supprimé, il est nécessaire de simplifier au maximum les formalités de leur délivrance en profitant des accords signés par les pays de l'UE à Schengen.
Les nouvelles modalités, selon les accords soumis à l'approbation du gouvernement, consistent en ce que les services consulaires allemands, français et italiens délivreront des visas à entrées multiples et de longue durée aux hommes d'affaires sur demande de la Chambre de commerce et d'industrie de Russie (à l'heure actuelle cela se fait par le biais du ministère de l'Intérieur).
Pour les échanges estudiantins, culturels, sportifs et humanitaires, seront accordés des visas à entrée simple pour une durée n'excédant pas une année à la demande directe de la partie hôte.
D'autre part, des visas à entrées multiples d'une durée allant jusqu'à cinq ans seront délivrés aux membres du gouvernement, aux responsables des parlements, aux présidents et aux juges des Cours suprême, constitutionnelle et d'arbitrage, aux responsables de l'appareil gouvernemental et présidentiel, sans qu'ils aient à produire une invitation officielle, informe le "Kommersant".
Izvestia
"Le propergol usagé est évacué, il n'y en a plus dans la région de Kaliningrad. Pendant que les diplomates menaient des pourparlers, nous avons trouvé les réservoirs nécessaires et nous avons transporté le combustible par mer. Je ne dirai pas quand cela a eu lieu", a déclaré jeudi, au cours d'une conférence de presse, Vladimir Valouiev, commandant de la Flotte de la Baltique, informent les "Izvestia".
Pendant la période de désintégration de l'Organisation du Traité de Varsovie, nos anciens alliés avaient transformé la région de Kaliningrad en énorme dépôt pour le combustible utilisé dans les missiles ; il provenait des pays d'Europe de l'Est et des anciennes républiques baltes fédérées: au total, 110 000 tonnes. Cette substance mortelle a été entreposée sous haute surveillance dans les entrepôts de la Flotte de la Baltique. Des raisons évidentes sont à l'origine de cette prudence : le combustible liquide des missiles contient des substances qui peuvent provoquer, en cas de perte d'étanchéité des réservoirs, des brûlures mortelles des voies respiratoires chez l'homme même s'il se trouve à une grande distance du lieu du rejet. Ces déchets stockés et non retraités représentaient un danger réel non seulement pour la région de Kaliningrad, mais aussi pour les Etats voisins.
"Les écologistes de la région de la Baltique ont maintes fois attiré l'attention de leurs gouvernements sur la nécessité de régler d'urgence ce problème, a déclaré aux "Izvestia" Alexandra Koroleva, présidente de l'association "Protection écologique". Le combustible devait être évacué dans la région de Leningrad, dans un polygone spécial. Cependant, malgré les assurances de régler ce problème, le combustible demeurait dans la région de Kaliningrad".
A présent, les habitants de Kaliningrad et de la Lituanie peuvent dormir tranquillement. La catastrophe industrielle qui pouvait se produire du fait de l'incapacité des diplomates à régler les problèmes urgents ne se produira jamais", soulignent les "Izvestia".
Gazeta
Plus de 100 blindés et autres véhicules, ainsi qu'environ 800 marines, parachutistes et fusiliers marins seront transférés en l'espace d'une semaine de l'Ouest à l'Est de la Russie où ils devront prendre d'assaut les polygones du Primorié (Extrême-Orient russe). Les plus grandes manoeuvres opérationnelles stratégiques "Mobilité-2004" de la période postsoviétique ont commencé dans le pays, indique le quotidien "Gazeta".
Les manuvres se dérouleront du 9 au 30 juin en plusieurs étapes sur tout le territoire du pays: de la Baltique au Pacifique. Les exercices avec des tirs auront lieu dans les polygones de la Région militaire d'Extrême-Orient russe et de la Flotte du Pacifique du 21 au 25 juin. Une attaque par les parachutistes des arrières d'un adversaire conventionnel et, en même temps, un débarquement de marines pour établir une place d'armes sur le littoral seront le point culminant des manoeuvres. Le transfert des unités en alerte permanente de la partie européenne de la Russie en Extrême-Orient a commencé mercredi matin.
Comme l'a déclaré le ministre de la Défense Serguei Ivanov, la Flotte du Nord participera également aux manoeuvres. "Les marines de la Flotte du Nord seront transférés vers le Pacifique, l'aviation embarquée de la Flotte du Nord effectuera des vols en Atlantique, les sous-marins effectueront des lancements d'exercice de missiles, y compris intercontinentaux", informe le quotidien "Gazeta".
Nezavissimaia gazeta
Une commission du ministère russe de la Défense arrivera prochainement à Tbilissi pour officialiser le transfert au département de défense géorgien des ouvrages militaires du Groupe de troupes russes en Transcaucasie, fait savoir le quotidien "NG". Parmi les ouvrages transmis, il y a notamment l'usine de réparation des chars de Tbilissi qui assurait, à l'époque soviétique, la réparation des blindés pour les unités militaires stationnées en Transcaucasie.
Dans ce contexte, Tbilissi continue de ressasser le thème de l'évacuation des bases militaires russes qui restent sur le territoire de la Géorgie: à Batoumi et à Akhalkalaki. Au cours d'un point de presse qui a eu lieu mercredi, la ministre des Affaires étrangères de Géorgie Salomée Zourabichvili a de nouveau catégoriquement exigé que Moscou respecte ses engagements internationaux pris à cet égard.
Cependant, fait remarquer "NG", certaines nouvelles approches ont fait leur apparition dans la position du ministère des Affaires étrangères de Géorgie. Ainsi, Salomée Zourabichvili a déclaré qu'il était prévu de proposer à Moscou de créer en Géorgie, à la place des bases militaires russes supprimées, des centres antiterroristes communs russo-géorgiens". La ministre des Affaires étrangères de Géorgie a laissé entendre que cette idée de la Géorgie avait bénéficié d'une certaine compréhension à Moscou et qu'elle avait même constaté un "certain progrès" dans la concertation des délais de l'évacuation des bases militaires russes. Selon Salomée Zourabichvili, la Russie atténue sa position et est déjà prête à envisager le retrait de ses bases de Géorgie en l'espace de 8 ans, et non pas de 11 ans, comme cela avait été déclaré précédemment, informe le quotidien "Nezavissimaia gazeta".