"Aujourd'hui, seule la date du 1er janvier 2006 nous paraît plausible", a indiqué le chef du gouvernement russe.
Selon lui, la date initiale - le 1er janvier 2005 - n'est plus tout à fait réelle. "Mais cela ne signifie pas que la monnaie unique puisse être reportée jusqu'à 2008", a noté Fradkov dans son interview à Rossiïskaïa Gazeta de jeudi 10 juin.
Un plan d'actions conjointes en ce sens a été débattu aux négociations qui ont eu lieu à Minsk mardi, a rappelé le premier ministre.
"Nous nous sommes critiqués pour la non-exécution de certaines dispositions de ce plan. Mais je ne dirais pas qu'après avoir réglé le problème gazier nous ayons eu les réponses à toutes les autres questions. La monnaie unique est une question importante, mais il y a aussi des problèmes de la politique tarifaire, douanière, fiscale et budgétaire. Et, sur ces points-là, nous ferions bien de ne pas céder car, dans une mesure considérable, le passage à la monnaie unique résultera des efforts déployés sur les axes susmentionnés", a noté Fradkov.
Selon lui, les problèmes du rouble unique s'expliquent par le fait que la partie biélorusse n'est toujours pas prête à prendre une décision de principe. "Mais nous ne la pressons pas car cette décision est très importante, impliquant une grande responsabilité. Mais la question n'est pas pour autant retirée de l'ordre du jour", a dit le premier ministre russe.
A la question de savoir comment sont liées la question de la monnaie unique et celle de l'adoption de l'Acte constitutionnel de l'Union, Fradkov a répondu : "Nous ne considérons pas que la question de la monnaie unique et celle de l'adoption de l'Acte soient liées l'une à l'autre. L'une et l'autre question ont leur cadre temporel, leurs prémisses.
Nous avançons parla direction parallèle, la plus correcte. C'est le moyen le plus sûr de régler des questions aussi compliquées.
Le travail sur l'Acte constitutionnel se poursuit. Tout ce que nous faisons aujourd'hui en réglant un problème prioritaire après l'autre fait naître une plus grande confiance des parties et nous avançons vers les résultats principaux : le rouble unique et l'Acte constitutionnel. Autrement, nous progressons en réalité vers une intégration plus profonde et vers un Etat de l'Union. Mais des questions aussi globales ne sont jamais réglées en un rien de temps".