"Il est sans doute trop tôt aujourd'hui de nous complimenter sur quoi que ce soit. Néanmoins, je salue l'intérêt évident du cabinet pour le travail, son désir d'aller au fond des choses et de voir clair dans les problèmes qui se posent actuellement au gouvernement", a indiqué Mikhaïl Fradkov.
Et d'ajouter: "Les ministres vont en assumer toute la responsabilité dans les limites évidemment de leurs compétences. Et ils ne le comprennent que trop".
"Nous essayons d'organiser notre travail dans le contexte de la transparence en sorte que personne n'y réussisse plus à dissimuler ses omissions ou insuffisances. Les ministres s'en rendent très bien compte et s'appliquent à corriger la situation. Cela m'inspire le respect pour mes collègues, tout en me donnant la certitude qu'avec une telle équipe de gestionnaires, des progrès spectaculaires sont tout à fait réalisables", a estimé le Premier ministre dans une interview que le journal "Rossiiskaïa gazeta" va publier jeudi 10 juin.
Répondant à la question de savoir si le Premier ministre est, selon lui, une "figure purement technique ou politique", Mikhaïl Fradkov a dit qu'il n'opposerait guère, lui, ces deux notions. "C'est que n'importe quel travail économique à un tel niveau entend forcément, dans une mesure ou une autre, la fusion de la politique et de l'économie", a indiqué le chef du gouvernement russe.
"La politique du pays est définie par le Président, alors que le gouvernement a pour vocation de l'appliquer, tout en assumant la totale responsabilité. Pour pouvoir s'acquitter des tâches assignées, il est nécessaire d'être à la fois un grand professionnel et un gestionnaire efficace", a indiqué le Premier ministre.
Mikhaïl Fradkov est tout à fait persuadé que le gouvernement viendra finalement à bout des tâches formulées par Vladimir Poutine, y compris concernant la réforme de l'éducation, de la science et de la santé publique. "Nous n'y avons tout simplement pas d'alternative. C'est que la vie elle-même nous oblige à concentrer tous nos efforts sur la solution des problèmes les plus compliqués", a retenu le chef du gouvernement.