Comme l'a indiqué mercredi aux journalistes le ministre des Affaires étrangères de Serbie-Monténégro, ces négociations ont porté sur "beaucoup de choses". Selon lui, il s'agit notamment de la construction d'un gazoduc, des projets de participation russe à la privatisation de banques et de sites touristiques, ainsi que de la coopération technico-militaire.
"C'est ainsi que nous pourrions régler notre endettement clearing devant la Fédération de Russie", a précisé Draskovic.
Le ministre russe a souligné pour sa part que la mise en oeuvre de ces ententes contribuera au développement de la coopération bilatérale entre la Russie et la Serbie-Monténégro. "J'espère que notre capital privé se montre intéressé par les propositions de la partie serbe et que cet intérêt sera sollicité", a dit Lavrov.
Au nom du Conseil des ministres de Serbie-Monténégro, Vuk Draskovic a transmis au ministre russe deux "non" et quatre "oui" stratégiques. "Non" à la politique de Slobodan Milosevic, lorsque Belgrade poussait la Russie à de nouveaux conflits avec les Etats-Unis et l'Union européenne ; "non" à la sous-estimation du rôle de la Russie dans les affaires internationales.
"Oui" aux liens politiques et économiques ; à l'expansion économique de la Russie en Serbie-Monténégro aux conditions dont bénéficient les compagnies occidentales ; aux efforts communs dans la lutte contre le terrorisme international ; au rôle de la Russie dans toutes les organisations internationales, a-t-il précisé.