Le vice-ministre de l'Intérieur et directeur du Département de répression des crimes économiques Sergueï Verevkine-Rakhalski a annoncé au cours d'une conférence de presse lundi que son administration menait la vérification financière des activités du British Council en Russie. Le ministère de l'Intérieur était, selon lui, préoccupé par le fait que cet organisme "gagne beaucoup d'argent en Russie en enseignant l'anglais mais ne paie pas d'impôt".
Selon l'ambassadeur Lyne, le ministère ne comprend pas tout à fait le statut et le genre des activités du British Council qui constitue avant tout une "organisation transparente, culturelle et gouvernementale".
"On ne saurait le comparer avec une société commerciale. Le British Council est un organisme gouvernemental, c'est le service culturel de l'ambassade britannique", a-t-il indiqué.
Roderic Lyne a dit que le British Council "ne gagne pas d'argent en Russie" mais au contraire "dépense des sommes colossales pour le développement des rapports culturels et d'éducation entre les deux pays". Annuellement, cette somme se monte à 5,5 millions de livres sterling, soit 8 millions de dollars. Selon l'ambassadeur, "les activités du British Council en Russie ne sont pas rentables mais c'est là une partie inaliénable de notre coopération".
Il a annoncé avoir débattu personnellement de ce problème avec le vice-ministre de l'Intérieur qui, d'après l'ambassadeur, "n'a pu expliquer pourquoi le service financier du ministère a commencé cette vérification".
L'ambassadeur a souligné que, "dans l'ensemble, cela n'aura aucun effet sur lacoopération entre nos deux pays et, notamment, sur l'activité des représentations du British Council en Russie".
Il s'est dit sûr que "l'incident sera réglé de manière civilisée".
Y contribueront, selon lui, la rencontre mercredi entre le président russe et le premier ministre britannique dans le cadre du G8 et la signature d'un accord de coopération culturel entre la Russie et la Grande-Bretagne.
"Cela pourrait aider à régulariser le statut officiel du British Council", a ajouté sir Roderic Lyne.