Gazeta
Ayant convenu, dans la capitale du Mexique, avec le président Vincente Fox que la Russie construirait dans ce pays un centre de réparation d'hélicoptères et créerait une industrie du gaz, le président russe Vladimir Poutine a repris sa tournée nord-américaine, écrit le quotidien "Gazeta". Il a pris la route de Sea Island, aux Etats-Unis, où s'ouvre aujourd'hui un sommet du G8. Les membres de la délégation russe estiment que "jamais encore la concertation des positions en prévision d'un sommet des chefs des pays les plus influents du monde n'a été aussi difficile". L'objet de la discorde est l'initiative des Etats-Unis qui proposent d'exporter les normes de la démocratie occidentale au Proche-Orient. L'initiative prévoit la réalisation de larges réformes politiques et sociales dans cette région. Il s'agit notamment de créer sur le territoire des pays de la région des "foyers de développement et de soutien à la démocratie", de travailler avec les institutions de la société civile. En clair : de créer des foyers d'influence des Etats-Unis sur la politique du Proche-Orient.
L'un des représentants de l'administration du Kremlin a fait remarquer que "d'une façon générale Moscou n'est pas contre, mais plusieurs questions suscitent des doutes". Premièrement, toutes les réformes qui pourraient être proposées de l'extérieur, de l'étranger, ne peuvent être réalisées qu'à la demande et avec l'accord des gouvernements des pays concernés. Et deuxièmement, un soutien financier massif aux pays du Proche-Orient est inutile : "A part le Yémen, tous les pays sont moyennement développés et certains même fort bien développés. Cette aide serait absurde car plusieurs pays de cette région ont eux-mêmes les moyens de financer n'importe qui, dont certains membres du G8. Surtout si on considère les prix record du pétrole. Cette question sera également examinée par le G8", souligne la "Gazeta".
Nezavissimaïa gazeta
46 dollars les 1000 mètres cubes, c'est à ce prix, sur l'insistance de "Gazprom", que la Biélorussie achètera le gaz russe, écrit la "Nezavissimaïa gazeta". L'entente en la matière est intervenue au cours des négociations de Minsk où la délégation russe était dirigée par le premier ministre Mikhaïl Fradkov. Côté biélorusse, c'est le président Alexandre Loukachenko qui s'est chargé personnellement du rôle de principal négociateur.
Bien qu'à la veille de la visite certains aient affirmé que les présidents des deux pays étaient déjà tombés d'accord sur tous les points, les débats de Minsk n'ont pas été faciles. A en juger par la tonalité des déclarations faites par les membres des délégations à la veille des négociations, personne n'était sûr de rien. "Nous comptons sur un aboutissement heureux des pourparlers et ferons tout notre possible à cet effet", disait avec prudence Mikhaïl Fradkov.
Le Conseil des ministres de l'Union Russie-Biélorussie a examiné à sa réunion l'acte constitutionnel, le problème de la monnaie unique et celui de la propriété de l'Union. Les documents sont déjà auprès de l'administration du président de Biélorussie qui ne les signe pourtant pas, souligne le quotidien. En tant que monnaie unique, le rouble est en fait presque déjà enterré. Dans son procès verbal le Conseil des ministres constate un retard. On sait que la partie biélorusse n'a pas l'intention d'adopter le rouble russe en 2005 et envisage comme date approximative l'année 2007. Mais l'Union des deux pays doit déjà avoir une monnaie unique à partir de 2008, souligne la "Nezavissimaïa gazeta".
Izvestia
Boris Gryzlov, président de la Douma (chambre basse du parlement russe), a laissé entendre clairement que la chambre basse du parlement russe était prête à examiner le message du parlement de la république d'Ossétie du Sud autoproclamée visant à la reconnaissance de l'indépendance de cette république aussitôt qu'il parviendrait à la Douma, font savoir les "Izvestia". Pendant que le message va à la Douma, Tbilissi invite Moscou à ne pas vivre selon deux poids-deux mesures et répète, une fois de plus, qu'il avait également l'intention de régler immédiatement le problème de l'Ossétie du Sud, dont le peuple a des "intérêts communs" avec Tbilissi. "La Géorgie ne se résignera pas à l'existence de territoires non contrôlés", explique Vano Merabichvili, nouveau ministre géorgien de la Sécurité d'Etat. Moscou devra faire le choix, soulignent les "Izvestia". Tskhinvali (capitale de l'Ossétie du Sud) affirme que le message à la Douma est, pour lui, une "démarche obligée". Les autorités géorgiennes font régulièrement des déclarations sur le retour par la force de l'Ossétie sous la juridiction de la Géorgie, c'est pourquoi les autorités de l'Ossétie du Sud sont contraintes de s'adresser à la Russie. Le fait est que la majorité des habitants de la république sont de nationalité russe, explique le ministre des Affaires étrangères d'Ossétie du Sud Mourad Djioiev.
Vremia novostei
La compagnie finlandaise "Silja line" commencera, à partir du 17 juin, la circulation régulière du ferry boat entre le port allemand de Rostock et Saint-Pétersbourg, informe le quotidien "VN". Le ferry boat "Finnjet" qui empruntera le nouvel itinéraire appartient à la catégorie des navires maritimes de "brise-glace" et peut transporter 1 780 passagers et 400 voitures en une fois. Par conséquent, la circulation maritime entre la Russie et l'Allemagne se rétablit après son interruption en 1996, lorsque les ferrys russes ont cessé d'y circuler pour cause de faible rentabilité.
Comme l'a déclaré au quotidien "Vremia novostei" Vladimir Malik, directeur général de la société par actions de Saint-Pétersbourg "Gare maritime", l'ouverture de nouveaux itinéraires maritimes accroîtra considérablement le nombre de passagers. Cette année, la "Gare maritime" compte accueillir 350 000 passagers, contre 40 000 l'année dernière.
Kommersant
Depuis hier, les marchés de la valeur russes clôturent à la hausse, fait remarquer le quotidien "Kommersant". Ainsi, mercredi, l'indice du Système commercial russe (RTS) s'est accru de 1,7 % pour atteindre 586 points. L'indice de la Bourse interbancaire de Moscou s'est accru de 1,3 %. L'optimisme des participants au RTS a permis de surmonter rapidement les tendances négatives observées le matin.
Les titres de Norilski nikel" et de la compagnie "IOUKOS" restent le catalyseur principal. Outsiders de la semaine dernière, ils comblent rapidement la lacune de ces derniers jours, fait remarquer le quotidien "Kommersant".