Le général Serguei Verevkine-Rakhalski, chef du Service fédéral pour les crimes économiques et fiscaux du ministère de l'Intérieur de la Fédération de Russie, a déclaré lundi, au cours d'un point de presse à Moscou, que son service vérifiait l'activité financière du Conseil britannique sur le territoire de la Russie.
Le fait que cette organisation "gagne beaucoup sur le territoire de la Russie" et qu'elle ne paie pas d'impôts préoccupe le ministère de l'Intérieur.
Le service de presse du Conseil britannique a confirmé l'information publiée mardi par les médias britanniques, selon laquelle des perquisitions ont eu lieu le 21 mai dans toutes les filiales régionales de l'organisation en Russie.
"Les représentants du ministère de l'Intérieur ont visité nos offices et ont entrepris certaines actions", a dit un représentant du Conseil britannique.
"La situation actuelle nous préoccupe, car elle pourrait influer défavorablement sur l'activité de notre organisation en Russie", a-t-il ajouté.
Néanmoins, les offices du Conseil britannique continuent à fonctionner normalement, aucune activité n'a pas été annulée, a-t-il dit.
"L'ambassade britannique à Moscou a eu une série de contacts avec les représentants du ministère des Affaires étrangères et le ministère de l'Intérieur de la Fédération de Russie en vue de régler la situation, a indiqué le représentant du service de presse du Conseil britannique. Nous espérons que le problème sera réglé dans les plus brefs délais et qu'un accord interviendra, que nous annoncerons à l'opinion publique".
"Le Conseil britannique a l'intention de poursuivre son travail dans la Fédération de Russie, c'est très important aussi bien pour les gens en Russie qu'en Grande-Bretagne", estime le représentant de l'organisation. "En plus des cours d'anglais, nous organisons des festivals du film, des expositions, des défilés de mode de jeunes couturiers ", a-t-il rappelé.
Le Conseil britannique a actuellement 15 filiales en Russie.
"Le Conseil britannique est une organisation qui rend des services aux citoyens russes, par l'intermédiaire de ses filiales sur le territoire de la Russie, pour qu'ils reçoivent des certificats de leurs études dans leur pays et dans les pays anglophones.
"En ce moment, il n'y a pas d'accord entre la Grande-Bretagne et la Russie sur l'activité de cette organisation sur le territoire de la Russie", a dit Serguei Verevkine-Rakhalski. D'après ses données, les études au Conseil britannique coûtent 300 dollars par mois.
"La comptabilité financière des filiales est importante. Si elles ne présentent pas en temps voulu les documents financiers appropriés, elles auront une amende", a dit le général. Selon lui, les employés du Service fédéral ont obligé les filiales et l'office central de l'organisation à Moscou à présenter les comptes rendus financiers de leur activité sur le territoire de la Russie avant le 9 juin 2004.
"Nous sommes favorables à l'activité de cette organisation en Russie, mais seulement dans le cadre de la loi", a dit Serguei Verevkine-Rakhalski, en ajoutant que le ministère de l'Intérieur coopère activement avec le ministère russe des Affaires étrangères au sujet de cette organisation.