"On pourrait lancer les travaux de construction dans deux ans si les compagnies pétrolières font savoir leur volonté de garantir les volumes nécessaires des livraisons", a-t-il indiqué à RIA-Novosti.
Selon lui, afin que le projet de l'oléoduc Taïchet-Nakhodka devienne réalité, il faut disposer de réserves suffisantes de pétrole. "Aujourd'hui, pour garantir la rentabilité de ce projet, il faut 50 millions de tonnes de pétrole par an", a noté Sergueï Oganessian.
S'agissant de l'embranchement sur Daqing (Chine), le directeur de l'Agence fédérale a estimé que, "pour assurer la rentabilité des deux itinéraires à la fois, il faudra déjà 80 millions de tonnes de pétrole".
"Si une étude minutieuse des réserves de Sibérie orientale et de Yakoutie montre qu'on peut compter sur ces 80 millions de tonnes, on pourra affirmer que l'oléoduc se dirigera vers Nakhodka et Daqing à la fois. S'il n'y a pas assez de réserves, je pense que l'itinéraire de Nakhodka sera privilégié, puisque le brut en sera exporté par pétroliers vers les pays d'Asie-Pacifique et notamment en Chine", a indiqué Sergueï Oganessian.
Pour ce qui est de l'itinéraire exclusivement "chinois" de l'oléoduc, Oganessian a noté que "la position sur cette question est négative" en raison du caractère limité du marché chinois.