La décision de relever les quotas a été prise à la 131e conférence extraordinaire de l'OPEP à Beyrouth.
Ces quotas, a précisé Yusgiantoro, resteront en vigueur jusqu'au 1er août et à cette date-là ils seront relevés de 0,5 million de barils par jour encore.
La situation sur le marché pétrolier qui résultera de ce relèvement de quotas sera examinée par les ministres de l'OPEP à leur conférence extraordinaire le 21juillet à Vienne, a encore indiqué le numéro 1 de l'Organisation.
Les membres du cartel pétrolier argumentent leur décision par la nécessité de stabiliser les marchés et baisser les cours du pétrole qui ont battu tous les records d'il y a vingt ans. Yusgiantoro s'est pourtant gardé d'évoquer les prix qui pourraient résulter des décisions prises jeudi. La Russie, a-t-il indiqué, qui a été invitée à prendre part à cette conférence, a préféré ne pas y être présente. Quant aux observateurs des autres pays gros producteurs ne faisant pas partie de l'OPEP - Mexique, Kazakhstan et Norvège - ils ne sont pas non plus présents à cette conférence.
Les ministres des 11 pays du cartel participent aux travaux de la réunion de Beyrouth, sauf l'Irak. Quatre autres pays - Egypte, Syrie, Oman et Angola - y sont représentés au niveau des observateurs.
A la veille de l'ouverture du forum suprême de l'OPEP, les ministres de 10 pays membres ont tenu une série de rencontres informelles au cours desquelles la décision a été prise de relever les quotas de production et d'exportation de brut. On s'attendait à ce qu'à leur conférence les membres de l'OPEP ne fassent que confirmer la décision prise en marge de la conférence, cette décision devant en plus être unanime. C'est ce qui s'est produit à Beyrouth.
Cette décision ne concerne pas l'Irak qui a le droit de livrer sur les marchés internationaux autant d'hydrocarbures qu'il peut (produisant 2,7 millions de barils par jour, il en exporte jusqu'à 2 millions).