A son avis, la hausse de l'essence s'explique par la réduction des livraisons sur le marché intérieur suite à l'augmentation des exportations.
"C'est pour cette raison que le pétrole augmente sur le marché intérieur et, partant, cette hausse se reproduit dans les prix de gros et de détail des dérivés du pétrole", estime Sergeïenko.
D'autre part, les évolutions des prix intérieurs des produits pétroliers s'expliquent par la politique économique appliquée par l'Etat, affirme-t-il.
"Profitant de la conjoncture favorable sur les marchés extérieurs du pétrole, le gouvernement russe cherche à créer des réserves économiques pour estomper les effets d'éventuels cataclysmes économiques et accorder les ressources financières nécessaires pour mener des transformations dans d'autres sphères économiques", a ajouté Sergueïenko.
Youri Chafranik, président de l'Union russe des industriels du pétrole, estime pour sa part que l'Etat doit intervenir si la hausse des prix de l'essence dépasse dans les deux ou trois mois à venir le seuil de 1%.
Comme l'a déclaré Chafranik au cours d'une conférence de presse jeudi, une hausse de 1% est une "norme mais tout dépassement de ce seuil exige une intervention de la part de l'Etat".
"Si la hausse des prix est de 5% au maximum, l'Etat, à mon avis, pourrait influer sur cela. Mais, réellement, la hausse sera plus importante", a dit Chafranik.
Il s'est refusé à citer les méthodes par lesquelles l'Etat pourrait exercer une action sur la hausse de l'essence et des produits pétroliers, affirmant que "ces mécanismes existent".
La hausse des prix de l'essence et des dérivés du pétrole est bien logique suite aux tendances actuelles dans la sphère pétrolière, explique Chafranik. "Ces prix sont à leur maximum mais s'ils augmentent encore, il faudra s'attendre à des processus négatifs", a-t-il dit.
La hausse des prix du pétrole et de l'essence encourage les économies d'énergie, mais puisque "l'économie n'est pas efficace et ne respecte pas les règles d'économie, l'Etat doit influer (sur la hausse des prix)", a dit Chafranik.