La dette extérieure de l'Irak s'élève actuellement à 120 milliards de dollars, sans compter certaines sommations faites au gouvernement précédent. "Il convient de s'interroger sur l'annulation et la remise de dettes", a souligné James Wolfensohn.
Des pourparlers sont en cours sur l'annulation de 80 à 90 milliards de dollars de la dette irakienne. "Je ne connais pas les détails des négociations mais ce sera sans conteste une question clef dans les mois à venir", a-t-il souligné.
"La volonté d'effacer les dettes dépendra dans une grande mesure de la composition du nouveau gouvernement irakien", a estimé le président de la Banque mondiale.
A son avis, le gouvernement russe étudiera très attentivement la composition du nouveau gouvernement irakien et ce qu'il sera possible d'avoir en échange de l'annulation des dettes.
Cependant, avant de s'attaquer à la reconstruction de l'économie irakienne et d'annuler ses dettes, il est nécessaire de résoudre le problème de la sécurité en Irak, a souligné James Wolfensohn.
A ses dires, la Banque mondiale étudie la possibilité d'accorder deux emprunts à l'Irak pour réaliser des projets d'enseignement, mais les experts de la Banque ne peuvent pas travailler actuellement dans ce pays à cause de l'insécurité qui y règne.
"Je ne peux pas envoyer mes hommes en Irak parce qu'ils y deviennent des cibles", a dit le président de la Banque mondiale.
"Le rétablissement de tout le pays dépend presque entièrement de la possibilité de rétablir la sécurité", a-t-il souligné.