Selon Jarov, au début des négociations Mikhaïl Fradkov a fait ressortir sa portée de cette rencontre, rappelant que la question de l'adhésion de la Russie à l'OCDE est activement débattue au sein du gouvernement.
"La Russie y possède le statut d'observateur et participe aux activités de plusieurs comités et groupes de travail de l'Organisation. Nous analysons maintenant les conditions de notre adhésion, évaluons les délais qui seront nécessaires pour cela, mais au fait nous avons commencé à débattre des moyens qui rapprochent notre adhésion", a annoncé Mikhaïl Fradkov.
Le premier ministre, a poursuivi son porte-parole, a souligné la signification positive du fait que depuis octobre 2000 la cote de solvabilité de la Russie était passée du groupe 7 des risques au groupe 4.
"Nous comptons que cette dynamique positive se maintiendra et, au fur et à mesure de la libéralisation de l'économie russe, l'Organisation contribuera à la révision à la hausse de la cote d'investissement de la Russie", a souligné le premier ministre.
S'entretenant avec Johnson, Fradkov a noté que le cabinet des ministres russe soutiendrait le plan d'actions de l'OCDE pour la lutte contre la corruption, dans le cadre du réseau anti-corruption de l'Organisation. Selon le premier ministre, le gouvernement russe s'apprête à poursuivre sa coopération avec l'Organisation en ce sens.
"L'adhésion de la Russie à la Convention de l'OCDE de lutte contre la corruption d'agents publics étrangers dans des transactions commerciales internationales constituera un pas très important", a souligné Mikhaïl Fradkov.
Le rapport de la Russie sur ses bases législatives, juridiques et institutionnelles dans la lutte contre la corruption a déjà été remis à l'OCDE, a précisé Alexandre Jarov.