Kommersant
Le week-end dernier le président de l'Egypte Hosni Moubarak a achevé sa visite à Moscou. Au terme des pourparlers avec le président Vladimir Poutine, le leader égyptien a été invité à l'Institut des relations internationales de Moscou où il s'est vu attribuer le titre de professeur honoris causa. Dans son intervention devant les étudiants et les enseignants, Hosni Moubarak a déclaré qu'un "rôle de premier plan dans le règlement du conflit du Proche-Orient doit être attribué à la Russie, qu'il est nécessaire de mettre un terme à l'occupation de l'Irak et que l'ONU doit jouer un rôle central dans le rétablissement de la souveraineté de cet Etat arabe". Hosni Moubarak a appelé la Russie à adhérer à l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), en ajoutant que cela apporterait un "démenti à toute sorte de théories de lutte et de conflit des civilisations et des cultures". "J'ai été le premier des leaders arabes à saluer la volonté de la Russie d'adhérer à l'OCI. En Russie, 20 millions de musulmans vivent en paix avec les chrétiens", a-t-il déclaré.
Au terme de la visite, le conseiller du président égyptien pour les problèmes politiques, Ossama Al-Baz, a déclaré au journal "Kommersant" que sous les dirigeants précédents les relations entre la Russie et l'Egypte avaient souvent connu des périodes difficiles mais après ces pourparlers entre les présidents Poutine et Moubarak, "elles peuvent atteindre la prospérité".
Vrémia novostéi
Une conférence de l'élite des milieux d'affaire russes s'est déroulée à Tbilissi. Une équipe de millionnaires russes attirés par des projets intéressants a débarqué pour deux jours dans la capitale de la Géorgie, informe le "Vrémia novostéi". "Notre avion a apporté plusieurs milliards de dollars et c'est de la partie géorgienne que dépend s'ils resteront ici", a déclaré à la descente de l'avion le ministre russe du Développement économique et du Commerce, Guerman Gref.
Comme l'économie de la Géorgie est dans un état déplorable, les autorités du pays ont fait savoir leur volonté sans réserve d'accepter cet argent. "Des investisseurs comme ça, on n'en trouve pas à tous les coins de rue", a déclaré le président géorgien Mikhaïl Saakachvili.
Le montant total des projets d'investissements proposés s'élève à plusieurs milliards de dollars et tout l'establishment géorgien est venu au forum. Pour les investisseurs russes parmi lesquels il y a beaucoup de ressortissants géorgiens, la Géorgie est un pays aux potentialités très importantes. A la différence de la Russie, elle n'a pas encore connu de privatisation massive. Autant dire que les chances de se tailler une bonne part du gâteau à un prix abordable sont théoriquement nombreuses.
Dans son intervention au forum, le président Mikhaïl Saakachvili a promis de "traiter personnellement avec chaque investisseur, même pour un projet de cent mille dollars". A l'échelle mondiale, cette proposition est très attrayante, souligne le "Vrémia novostéi".
Nezavissimaia gazeta
Les pays industrialisés continuent à considérer la Russie comme l'un des principaux fournisseurs de ressources naturelles, notamment de matières énergétiques, sur les marchés mondiaux, lit-on dans le quotidien "NG". A la fin de la semaine dernière, le ministre américain de l'Energie Spencer Abraham et le Directeur général du ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Energie de la Corée du Sud Yun Song-kyu ont effectué des visites à Moscou.
Les deux ministres ont examiné avec les collègues russes la possibilité d'accroître l'exportation vers leurs pays et les perspectives de nouveaux projets de transport du pétrole et du gaz. Ainsi, les Etats-Unis attendent depuis longtemps la mise en oeuvre du projet de production de gaz naturel liquéfié. Quant à la Corée du Sud, elle est intéressée par la réalisation du projet de mise en valeur du gisement de condensat de gaz de Kovytkino dans la région d'Irkoutsk et au développement du système de transport du gaz en Extrême-Orient et en Sibérie orientale.
La République de Corée est un des marchés prometteurs pour les livraisons de gaz russe, d'autant plus que les réserves de gaz de la république sont insuffisantes et que les gisements de gaz ne pas exploités, a souligné le ministre sud-coréen au cours de sa rencontre avec les représentants de la compagnie russe "Gazprom".
Le ministre américain s'est entretenu avec le premier ministre russe Mikhail Fradkov de la possibilité d'accroître l'exportation de gaz naturel liquéfié russe. Selon Spencer Abraham, la Russie peut devenir le fournisseur principal de ce combustible sur le marché mondial.
Izvestia
Le journal publie, sous le titre "L'économie russe traverse un moment exceptionnel", une étude de la compagnie d'audit "Ernst and Young", selon laquelle 9 % des dirigeants des firmes européennes se proposent de mettre en oeuvre des projets d'investissement en Russie. Mais, pour l'instant, la réalité retarde considérablement sur ces plans: la Russie occupe seulement la cinquième place en Europe pour le nombre de projets d'investissements.
En 2003, constatent les "Izvestia", les investissements étrangers directs dans l'économie russe se sont accrus de plus de deux fois pour atteindre 5,2 milliards de dollars. Les investissements dans l'économie chinoise se sont accrus de 8 % pour atteindre 57 milliards de dollars par an. La Russie reste potentiellement attrayante pour les investisseurs étrangers. Elle attend que ce potentiel se traduise dans des projets concrets.
De l'avis de Mark Jarvis, partenaire de la compagnie "Ernst and Young" dans la CEI (Communauté des Etats Indépendants), "si, auparavant, la Russie occupait une place très modeste à l'ordre du jour des dirigeants des compagnies européennes, aujourd'hui, elle figure parmi les marchés les plus prometteurs, ce qui est réjouissant". "Nous vivons un moment exceptionnel, estime Nicholas Sandstrom, chef de la section de Moscou de Citigroup: pour la première fois dans l'histoire de la Russie, la différence entre la constatation de son importance et l'intention d'y investir peut disparaître", informent les "Izvestia".
Gazeta
Les Russes qui ont acheté des bons de séjour en Turquie pour le début de l'été y ont perdu, écrit le quotidien "Gazeta". Le prix de vacances dans les stations balnéaires turques doit baisser prochainement: le Congrès populaire du Kurdistan (ancien Parti du travail du peuple kurde) a annoncé la fin du cessez-le-feu et la reprise des hostilités. Ses représentants conseillent aux touristes de s'abstenir d'effectuer des voyages en Turquie et aux investisseurs, de ne pas investir dans son économie. Les agences ouest-européennes ont déjà déclaré que leurs clients (pour l'essentiel, les touristes viennent d'Allemagne) renonceraient à leurs voyages. Les agences russes ont un autre avis et estiment que les vacances en Turquie coûteront moins cher.
Irina Tiourina, porte-parole de l'Union de l'industrie touristique russe, a déclaré au quotidien "Gazeta": "malgré la menace d'actes terroristes, les Russes peuvent se rendre en Turquie. Les Russes sont immunisés au danger: ils partent les derniers des points chauds et y reviennent les premiers. Mais leurs préférences dépendent beaucoup des prix".
Ilya Itkine, Directeur général de la compagnie "Pak Group", estime que le problème de sécurité est sensible pour les touristes russes: "Si, après ces menaces du Congrès populaire du Kurdistan, ils peuvent accepter d'aller se reposer en Turquie à prix réduits, par contre, après le premier attentat, même des prix peu élevés ne pourront les allécher", affirme le quotidien "Gazeta".