Selon Mikhail Saakachvili, il faut faire revenir les réfugiés pour rétablir l'économie

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MOSCOU, 27 mai (de notre commentateur Arseni Oganessian). L'allocution du président géorgien Mikhail Saakachvili à l'occasion de la Journée de l'indépendance du pays a été largement commentée par les médias.

L'appel lancé à l'Abkhazie et à l'Ossétie du Sud - deux anciennes autonomies géorgiennes, aujourd'hui républiques autoproclamées - les invitant à la réunification est certainement le point principal de son intervention.

Mais son discours comportait aussi d'autres points, dont l'importance a été minimisée par les observateurs. Il s'agit de la décision de Mikhail Saakachvili "d'accorder la citoyenneté géorgienne à tous les Géorgiens qui le désirent".

"Ces dernières années marquées par des guerres, la ruine et l'absence de perspectives, un cinquième des Géorgiens ont quitté leur Patrie, mais leur retour est aujourd'hui l'une des tâches urgentes. C'est dans la cohésion de la société géorgienne dispersée que Mikhail Saakachvili voit le gage de la réintégration efficace du pays.

Le président a rappelé que la Constitution lui accordait la possibilité d'accorder la citoyenneté géorgienne aux ressortissants étrangers.

Selon les analystes, la majeure partie de la population qui s'est expatriée en quête du gain est installée en Russie. Nombreux sont ceux qui ont obtenu la citoyenneté russe.

Dans une récente interview accordée à la télévision géorgienne, le président de la Géorgie a déclaré que la réunification du pays était sa raison d'être. Pour y parvenir, il faut, en premier lieu, que l'économie soit forte.

Par conséquent, Mikhail Saakachvili rattache les plans de réunification du pays à sa renaissance économique, en estimant que le recours au capital privé des diasporas géorgiennes du monde entier et le retour des réfugiés, ne serait-ce que partiel, permettront d'assurer l'essor économique.

Il y a un peu plus de dix ans, la Géorgie qui est aujourd'hui l'un des plus pauvres pays du monde était la plus prospère république de l'ex-Union Soviétique. Elle avait une agriculture développée, y compris l'élevage, elle construisait des automobiles et même des avions. Aujourd'hui, tout cela appartient au passé.

Il est évident que l'octroi de la citoyenneté ne peut être considéré que comme un instrument auxiliaire.

En plus de 10 ans écoulés depuis la cessation des hostilités dans la région, de nombreux réfugiés se sont fait naturaliser dans d'autres pays. Ils ont des maisons, des appartements, du travail, certains ont même leur affaire et des revenus importants. A l'heure actuelle, ils ne pensent pas regagner le pays où règne l'instabilité.

Il est très important de maintenir la paix dans la région. La Géorgie est un petit pays. Si des opérations militaires reprennent sur son territoire, le nombre de réfugiés s'accroîtra sans aucun doute.

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