Des sociétés russes occupent la moitié de la liste des plus grosses entreprises est-européennes

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MOSCOU, 27 mai. - par le commentateur de RIA-Novosti Arseni Oganessian. Dans la liste des 100 plus grosses entreprises de l'Europe de l'Est les sociétés russes ont occupé la moitié des places, rapporte Vedomosti, le quotidien d'affaires russe édité conjointement avec le Financial Times et The Wall Street Journal. Il constate aussi, à la grande satisfaction du business national, le lancement du processus de diversification économique. C'est ainsi que les investisseurs apprécient le marché russe.

La liste comprend 45 sociétés russes, 10 fois plus que l'an dernier. Selon Vedomosti, la Russie est parvenue à de tels résultats grâce au bond phénoménal qu'a fait son marché des valeurs : en un an (jusqu'au 25 mars, date de la dernière mise à jour pour la liste) l'indice national RTS a crû de plus de 94%. Le géant gazier Gazprom, l'an dernier à la deuxième place, est à la tête de la liste, évinçant le pétrolier Yukos. Les hauts cours des métaux sur les marchés internationaux ont permis à Nornickel, dont la capitalisation a plus que triplé, de prendre de vitesse RAO EES (électricité). Surgutneftegaz (hydrocarbures), MTS (télécommunications) et Sberbank (Banque d'épargne) ont su préserver leurs places parmi les top dix.

Cette année, la liste s'est diversifiée : jusqu'à présent, les entreprises russes étaient essentiellement représentées par des compagnies minières, de télécommunications et énergétiques. Le Groupe aéronautique Irkut y entre en 2004. Le secteur des transports, poursuit le quotidien économique, est représenté, outre Aeroflot (44e place, +10 points), par les Messageries d'Extrême-Orient (72e), les constructions mécaniques, par Silovye-Mashiny, la chimie, par Nizhnekamskkhim (50e) et Silvinit (89e).

La chimie et l'acier (parmi les "novices" de la liste, on trouve le Groupe sidérurgique Mechel et les Aciéries de Nijni-Taghil qui exportent une grande partie de leurs productions) ont été beaucoup aidés par la hausse des cours sur les marchés internationaux. Quant à Uralsvyazinform, opérateur régional de la communication traditionnelle qui a pour la première fois fait partie de la liste (39e place), l'année dernière a été pour lui un succès grâce surtout à ses filiales cellulaires.

Le bloc de lois énergétiques voté le printemps dernier et l'élaboration des plans de restructuration des compagnies énergétiques régionales ont contribué à leur capitalisation, grâce à quoi trois nouvelles sociétés énergétiques sont apparues dans la liste et les entreprises qui y étaient déjà présentes ont consolidé leurs positions. Les producteurs de denrées alimentaires ne peuvent se vanter de résultats aussi impressionnants : Wimm-Bill-Dann "passe" de la 37e à la 53e place et le coût du holding n'a presque changé en un an (+1,4%). Les brasseries Baltika, en perte de 8 points, se retrouvent à la 30e place, leur capitalisation ayant augmenté de 17,5% "seulement".

Vedomosti estiment que la capitalisation des entreprises est-européennes avait considérablement augmenté en prévision de l'entrée de certains pays de l'Est dans l'Union européenne le 1e mai. Puisque le marché russe croissait tout aussi rapidement, le seuil d'entrée dans la liste est passé de 169,9 millions de dollars l'an dernier à 315,1 millions de dollars en 2004.

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