Depuis quelques années, le pétrolier français coopère avec des sociétés énergétiques russes.
Fin 2001, il a passé un accord avec Yukos sur la mise en valeur d'un terrain voisin de la dépression de Touapsé (plateau continental de la mer Noire) et, en 2003, le groupe annonçait son accord avec Rosneft sur l'exploitation de la dépression elle-même.
Le groupe a réaffirmé son intérêt pour des projets gaziers, notant que Total est en négociation avec plusieurs sociétés russes à la fois.
Au cours de cette rencontre, Sergueï Oganessian, directeur de l'Agence fédérale pour l'Energie, a noté, interrogé par les représentants du pétrolier français, que la participation éventuelle des compagnies étrangères à l'industrie pétrogazière russe pourrait avoir lieu aussi bien en dehors du système de Transneft (cette société publique contrôle les grands oléoducs d'exportation) qu'avec ce système.
"Indépendamment du système de Transneft, nous avons, par exemple, les projets énergétiques de Sakhaline développés sur la base de l'accord sur le partage du produit", a-t-il indiqué.
Outre ces variantes, a poursuivi Oganessian, il existe une autre, "supplémentaire".
"Cette variante devient possible à condition que l'Etat détienne un bloc de contrôle dans le projet", a expliqué le directeur de l'Agence fédérale pour l'énergie.