Néanmoins il a fait remarquer que la hausse des prix du brut avait une tendance défavorable pour certaines branches industrielles.
"En Russie, il existe des secteurs qui souffrent des prix élevés du pétrole sur le marché mondial car cela entraîne inévitablement la hausse des prix intérieurs. Pour certains secteurs, cette tendance est défavorable. L'augmentation des prix mondiaux est, pour notre pays, un problème à caractère multiforme. Le renforcement du rouble suscité dans ce contexte pose aussi des problèmes pour certaines industries", a poursuivi le vice-ministre.
Selon celui-ci, la montée actuelle des prix du brut est le résultat avant tout du manque d'investissements dans le secteur pétrolier.
Quant aux perspectives du développement de l'industrie énergétique en Russie et dans le monde, le responsable haut placé russe leur a donné une bonne évaluation.
Ivan Matiorov estime que l'économie chinoise représente un facteur à moyen terme du développement du secteur énergétique mondial. "La Chine a sous-estimé à l'époque ses potentialités économiques. De nos jours, la croissance de l'économie chinoise nous démontre que dans un proche avenir ce pays deviendra l'un des plus grands importateurs de ressources énergétiques et autres. Donc, pour arrêter la montée des prix il est nécessaire de faire d'importants investissements dans le secteur énergétique", est l'avis du vice-ministre russe de l'industrie.
Il a considéré la Conférence énergétique actuelle comme constructive et profitable à la Russie. Une série d'entretiens bilatéraux ont eu lieu. Il s'agit notamment d'une rencontre avec le ministre japonais de l'économie qui a porté sur la construction du pipeline de 3800 km qui reliera la Sibérie orientale au port de Nakhodka sur la côte occidentale de la mer du Japon et permettra d'augmenter les livraisons de brut au Japon. Tokyo est prêt à investir cinq milliards de dollars dans le chantier et encore deux milliards dans l'exploitation des puits de pétrole.
La question du dialogue énergétique a été au menu des entretiens avec la délégation allemande. L'Allemagne souhaiterait dialoguer directement avec la Russie et non seulement par l'intermédiaire de l'Union européenne.
Les délégations russe et française se sont penchées sur l'assistance que la France pourrait accorder à la Russie en matière de reconversion du plutonium militaire.
Le chef de la délégation russe s'est entretenu avec les représentants des Pays-Bas (ce pays présidera dès juillet prochain l'Union européenne) de l'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce.