"Je suis tout à fait persuadé que nos activités économiques à l'étranger ne manqueraient pas de s'intensifier notablement à la suite d'une réforme de nos représentations commerciales, y compris par la transformation de leur plus grande partie en départements économico-commerciaux des ambassades", a noté le chef adjoint de la diplomatie russe.
Et d'ajouter que cela augmentera considérablement la concentration des ressources humaines et informationnelles, tout en accentuant la concertation générale de nos activités économiques extérieures. "Tout d'abord, cela profitera aux milieux d'affaires de la Russie", a estimé le vice-ministre russe des Affaires étrangères.
Cela dit, Andreï Denissov a tenu à faire remarquer que la promotion des intérêts économiques des producteurs russes sur les marchés extérieurs constituait toujours l'une des tâches prioritaires du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. "Dans la plupart des pays du monde, sous l'impact de la mondialisation et de la hausse vertigineuse de la concurrence internationale, la politique extérieure est en train de prendre de plus en plus de traits de l'économie. Sur ce plan, notre pays suit évidemment cette tendance universelle", a souligné le diplomate.
Depuis ces dernières années, les sociétés russes débouchent très énergiquement sur les marchés mondiaux, a-t-il poursuivi. "Tout porte à croire que cette tendance ne ferait que s'accentuer avec le temps, et nous sommes prêts à l'appuyer par tous les moyens", a souligné le vice-ministre russe des Affaires étrangères. Le principal est, selon lui, de conférer à ce travail un caractère réfléchi et de système. "Sur les marchés extérieurs, nous devons évidemment intervenir en fermes étatistes défendant, bec et ongles, les intérêts des compagnies russes face à leurs concurrents étrangers", a indiqué Andreï Denissov.