"Une tâche nouvelle se pose à la science qui doit, tout en gardant son potentiel, passer à un régime de développement stable et d'utilisation efficace de ses potentialités", a déclaré Mikhaïl Fradkov.
Le premier ministre a insisté tout particulièrement sur la nécessité d'adapter la science académique aux conditions du marché et de faire appel à des sources de financement supplémentaires en développant les innovations dans le secteur public de la science.
Le premier ministre a expliqué que les réserves du secteur scientifique sont considérables. "Le secteur public de la science dispose, à titre d'agent économique, d'une partie considérable de la propriété publique mais la gestion de cette propriété demeure inefficace", a-t-il déclaré.
La science doit attirer des nouveautés et des capitaux privés. "La création d'un secteur d'innovations permettra de faire avancer rapidement et à peu de frais les projets scientifiques et techniques sur le marché en faisant appel à des capitaux privés", a dit le premier ministre.
Il existe déjà en Russie plus de 50 centres ayant pour mission de développer des idées novatrices jusqu'à leur stade de réalisation commerciale.
"Il est nécessaire de continuer à développer les parcs technologiques, à bâtir le réseau de sociétés de conseil et d'engineering, à étendre celui des fondations à risque orientées sur les hautes technologies", a souligné le premier ministre.