"Les priorités actuelles du gouvernement, ce ne sont pas les branches de l'industrie et de l'économie dans son ensemble, mais, avant tout, les secteurs dont l'assainissement permettra d'élever considérablement l'efficacité du développement socio-économique du pays. La science, la Santé publique et l'enseignement sont ces priorités en Russie actuelle", a souligné Mikhail Fradkov.
"Le gouvernement accordera l'attention primordiale au développement du potentiel scientifique, car l'implantation de nouvelles découvertes scientifiques et des innovations permettra à la Russie d'accroître sa compétitivité dans l'arène mondiale et de se positionner nettement sur les marchés mondiaux", a-t-il indiqué.
Parlant de l'attention manifestée par le gouvernement pour la science, le premier ministre russe a fait remarquer que le financement de la science augmentait d'une année à l'autre. "Dans l'exercice 2002, 34 milliards de roubles (environ un milliard d'euros) ont été affectés à la science, en 2003, 40 milliards, en 2004, 46,2 milliards de roubles. Le financement de la science s'accroît également dans le cadre de la commande militaire de l'Etat", a fait savoir Mikhail Fradkov.
"Le gouvernement fonde son espoir sur le potentiel de l'Académie des sciences de Russie qui a été conservé par des efforts communs, malgré les périodes difficiles de ces dernières années", a ajouté le premier ministre de la Fédération de Russie.
Cela étant, estime le premier ministre, la Russie doit créer des conditions élémentaires pour prévenir la "fuite à l'étranger des cerveaux" des milieux scientifiques.
"Il est nécessaire d'étudier toute une série de problèmes relatifs à la création des conditions pour les scientifiques. Il faut non seulement accroître le financement budgétaire de la science, mais aussi entraîner les scientifiques dans le processus d'innovations", a dit le premier ministre.
Selon lui, pour prévenir la "fuite de cerveaux", des centres de business sont en voie de création dans le pays, le capital privé est attiré dans la science, des programmes sont en voie d'élaboration en vue d'employer de jeunes chercheurs dans les centres scientifiques.
Mikhail Fradkov a cité l'exemple d'un programme de l'Unoversité de Moscou. "Seulement 3 des 400 prétendants et participants au programme sont partis à l'étranger", a dit le premier ministre.
"Certes, il n'y a rien de mal à ce que les spécialistes se déplacent et reçoivent les connaissances nécessaires à l'étranger. Mais nous devons faire en sorte que ce ne soit pas une voie à un sens, pour que les scientifiques russes reviennent chez eux", a dit le chef du cabinet des ministres.
La science russe doit "harceler" le business et le gouvernement, en implantant ses découvertes dans l'économie. "Il faut que les scientifiques aillent au-devant de l'économie, qu'ils "harcèlent" le business et le gouvernement, en implantant les découvertes scientifiques pour contribuer au développement socio-économique", a déclaré Mikhail Fradkov.
Selon lui, "le gouvernement profitera de l'expérience des experts scientifiques dans le cadre du Conseil pour la compétitivité et l'entreprenariat".
Mikhail Fradkov a invité l'Académie des sciences de Russie à formuler les objectifs précis de la science russe en procédant, en même temps, à l'optimisation du secteur scientifique. "Le gouvernement soutiendra financièrement les domaines qui seront considérés comme prioritaires par les milieux scientifiques", a dit Mikhail Fradkov.
De plus, a-t-il dit, la science doit faire l'inventaire des projets technologiques et des programmes pour définir les orientations les plus prometteuses et réfléchir sur les instruments de l'Etat et de la société assurant l'accès du business aux ressources intellectuelles de l'Etat.
Dans cet ordre d'idées, Mikhail Fradkov a souligné la nécessité de créer un marché de la propriété intellectuelle, de sa défense juridique, du transfert des droits aux résultats de l'activité scientifique et technique aux organisations scientifiques.
"Cette thèse doit être consacrée par des actes juridiques appropriés, de plus, le gouvernement se prononce pour l'extension des droits de l'Académie des sciences de Russie dans la formation des spécialistes à instruction supérieure", a souligné Mikhail Fradkov.