Le diplomate a relevé que c'était là le premier déplacement à l'étranger du chef du gouvernement russe.
Selon Vladimir Grigoriev, la réunion du Conseil des ministres sera consacrée à l'examen de plusieurs problèmes essentiels auxquels la construction de l'Etat fédéral se heurte actuellement.
Le diplomate a précisé qu'il s'agissait, entre autres, de la perception de la taxe sur la valeur ajoutée. Présentement la TVA est prélevée dans le pays producteur, mais à partir du 1-er janvier 2005, cet impôt sera perçu dans le pays de destination.
L'ambassadeur a également annoncé que le deuxième bloc de questions figurant à l'ordre du jour de la réunion du Conseil des ministre concernait la politique des prix des produits énergétiques et que la levée des barrières douanières entre la Russie et la Biélorussie serait également envisagée. Les problèmes gaziers seront eux aussi au menu des pourparlers.
Selon Vladimir Grigoriev, le Conseil des ministres examinera le prix du gaz ainsi que le coût du transit du gaz russe via la Biélorussie. Il faut absolument éviter une réitération de la situation de l'hiver dernier, quand Gazprom avait cessé de livrer du gaz à la Biélorussie, a dit le diplomate.
Minsk et Moscou sont parvenus il y a quelques jours à un compromis au sujet de la tenue d'un audit concernant le contre-agent biélorusse de Gazprom, à savoir la compagnie Beltransgaz. Minsk évalue le coût de cette compagnie à 5 milliards de dollars tandis que Gazprom l'estime à dix fois moins. La chose est d'importance du moment que Gazprom entend devenir propriétaire du principal transporteur biélorusse de gaz russe vers l'Europe.